Les Brèves

  • C’est qui, la mieux isolée ?

    Mis en cause par Jean-Philippe Grand (voir ci-contre), Florent Montillot, adjoint à l’éducation, a expliqué que la canicule du mois de juin n’avait pas occasionné de fermetures de classes ou d’écoles à Orléans. Au contraire de Tours qui, selon l’élu orléanais, aurait décidé de fermer une vingtaine d’écoles durant ces jours de chaleur. Tours tente depuis des années de mettre sur pied un Plan école à 100 M€. 

Serge Grouard flingue le « libéralisme »

Une nouvelle sortie remarquée au conseil

S’il s’est tu concernant le dossier des frais de déplacement des élus, l’ancien maire d’Orléans n’est pas resté mutique au dernier conseil municipal. Pour sauver la planète, il estime que le libéralisme n’est plus « compatible » avec l’urgence écologique.

B.V

Rassurez-nous : Serge Grouard a bien été élu sous l’étiquette UMP en 2014. Car lundi dernier, à l’entendre réagir au rapport d’activité du développement durable orléanais en 2018 présenté par Stéphanie Anton, on aurait pu en douter. Et même croire que l’ancien maire d’Orléans avait viré sa cuti quand il s’est interrogé à haute voix : « notre modèle de développement économique, fondé sur un système de libéralisme économique, est-il compatible avec la préservation de notre environnement ? Je crois que non. Ce qu’il faut, c’est une révolution. »

Michel Ricoud, l’un des deux élus communistes du conseil, avait-il enfilé le masque de Serge Grouard ? Non, évidemment, mais le discours de l’ancien député-maire fleurait quand même le vert teinté de rouge, à moins que ce ne fût l’inverse. « Je m’interroge sur l’accord que l’Europe a signé avec les pays du Mercosur, continuait-il. Je ne sais pas à quoi il sert, ou alors je sais trop bien pourquoi… » Serge Grouard a aussi rappelé le « constat » qu’il exprime depuis plusieurs mois : « j’ai un discours que certains qualifient de pessimiste, mais je suis réaliste. Ce qui montre que nos sociétés sont devenues folles, c’est que nous (la France, ndlr) avons pourtant les outils : des entreprises, des ingénieurs, des ouvriers, des chercheurs et des moyens financiers. » Sur le plan local, l’élu a appelé à ce qu’Orléans devienne « une ville énergétiquement neutre. »

La réponse de JPG

La prise de parole de Jean-Philippe Grand (EELV), qui a souvent raillé la « conversion écologique » de Serge Grouard, était ensuite attendue. Très (trop ?) sobre, celui qui veut rassembler une partie de la gauche orléanaise sur son nom a simplement expliqué que, de son point de vue, Orléans avait « loupé le questionnement de la voiture en ville et de la pratique du vélo au quotidien. » Il a aussi souligné que la ville avait « besoin de davantage de déplacements doux », et pointé du doigt les « problèmes de confort d’été » dans les écoles d’Orléans –même les « neuves » (voir encadré). Le tout en concluant sommairement : « nous sommes dans l’obligation de faire des changements majeurs. » L’élection de 2020 sera verte ou ne sera pas.

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