Les Brèves

    Come back

    Depuis dimanche, l’OLB est donc de retour en Pro A – appelez-la Jeep Elite désormais, pour faire plaisir à son principal financeur –. C’est une superbe nouvelle pour le sport orléanais, et le mérite en revient aux joueurs, évidemment, mais aussi au coach Germain Castano, ainsi qu’aux dirigeants actuels d’Orléans Loiret Basket, qui ont ramené un peu de paix à l’intérieur de ce club si particulier. Mais si dimanche, le Palais des Sports a fêté comme il se doit la remontée de ses favoris, les luttes d’influence de ces dernières années, autour du club notamment, ne se sont pas tout à fait tues. Avec son gros million d’euros de subvention municipale annuelle, l’OLB reste un club éminemment politique, qui attire les convoitises et attise les rancœurs. Le sport professionnel est un monde impitoyable, truffé d’enjeux économiques et de querelles d’ego ; il est au moins aussi violent que la politique, justement, et mélanger les deux au sein d’une même entité est un calcul qui restera risqué si Orléans Loiret Basket n’évolue pas dans sa manière de se financer et d’être dirigé.

    Finalement, le plus dur commence : après une (re)montée arrachée au forceps, l’OLB va devoir se réinscrire de façon pérenne dans l’élite du basket français, où l’on ne l’a pas attendu pour progresser. Une redescente immédiate serait dramatique pour ce club attachant, mais aurait aussi des allures de catastrophe industrielle à l’échelle locale à l’heure où CO’MET est mis sur les rails. Pour que cet outil ait une raison valable d’exister au quotidien, l’OLB doit jouer en Pro A, et ne pas y faire de la figuration, par-dessus le marché. Pour ce faire, chacun devra s’unir et oublier ses déceptions. Très vite, l’OLB va devoir grandir, à tous les étages. 

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