Les Brèves

  • Ils ont dit

    Olivier Carré, maire d’Orléans : « On a vu un collectif se forger, une complicité naître entre les joueurs. Cette victoire, tout le monde peut en être fier. En termes d’équipements, Orléans est une ville faite pour le basket. »

    Soufiane Sankhon, adjoint aux Sports : « Une montée, ce n’est jamais facile. Qu’elle ait pris deux ans n’est peut-être pas plus mal… On a posé les fondamentaux. Je me souviens de la descente, ça avait été un naufrage. On est désormais reparti sur de bonnes bases. »

    Germain Castano, entraîneur de l’OLB : « Ce qu’on a senti ces derniers jours est assez fort. J’ai souvent regretté que le Palais n’était pas plein cette année mais dimanche, vous avez poussé fort. Si on a tenu durant le quatrième quart-temps, c’est grâce à vous. Ces deux années ont été un beau petit voyage... On va continuer comme ça. »

De belles têtes de vainqueurs !

L’OLB remonte dans l’élite

Grâce à sa victoire obtenue en match d’appui face à Rouen, dimanche, Orléans Loiret Basket retrouvera les parquets de Jeep Elite la saison prochaine. Après deux ans de purgatoire, la cité johannique et son club phare retrouvent le plus haut niveau français. Avec quelles ambitions ?

benjamin vasset

Lundi après-midi, dans les jardins de l’hôtel Groslot, les joueurs de l’OLB et l’ensemble des membres du club avaient de petits yeux. Conviés par la mairie pour saluer la remontée d’Orléans Loiret Basket en Jeep Elite, ils avaient visiblement passé une nuit très courte, mais de celle dont tout sportif rêve. « La troisième mi-temps, au basket, est quand même plus saine pour la santé qu’au rugby… », plaisantait toutefois Didier Nourault, le président du directoire, bien au fait de la chose… Cependant, au sein du club, on avait encore quelques étoiles dans les yeux de l’atmosphère enfiévrée de la veille. « Franchement, depuis dix ans, je n’avais jamais vu une telle ambiance au Palais, témoignait un membre de l’équipe administrative. C’était incroyable ! »

Le lendemain de cet après-midi historique, l’heure était aux remerciements d’usage. Le club remerciait la Ville, la Ville remerciait le club, dans un mouvement de balancier bien dirigé. Les bons comptes faisant les bons amis, Michel Martin, l’adjoint aux Finances et président du conseil de surveillance, tenait également à saluer la « bonne gestion » du directoire au cours de ces deux dernières années. Enthousiaste, Olivier Carré lançait même un « Ici, ici, c’est Orléans ! », bien repris par les supporters et les élus présents, un peu moins par les joueurs. Ça sentait déjà la fatigue, même s’il restait encore une soirée à passer ensemble avant de partir en vacances, et de penser à la saison prochaine.

« Garder une ossature solide »

Car 2019-2020 arrive vite, la reprise de l’entraînement étant fixée au début du mois d’août. L’OLB va retrouver l’élite avec un groupe que le club souhaite conserver dans sa majorité. L’intérieur Miralem Halilovic, dominant cette année en Pro B, est encore sous contrat ; Kadri Moendadze, Marc Judith, Giovan Oniangue ou Gaylor Curier ont quant à eux une option. Le MVP de la saison Brandon Jefferson, encore auteur de 25 pts dimanche, a confié à La République du Centre qu’il « voulait rester ». « L’objectif, c’est de garder une ossature solide », avance Didier Nourault. Germain Castano va lui continuer après avoir fait remonter le club, autour d’un staff déjà bien en place mais qu’il faudra « renforcer », annoncent les dirigeants de l’OLB.

« un budget qui pourrait avoisiner les cinq millions d’euros »

D’ici à l’entrée dans CO’MET, ceux-ci veulent aussi muscler le partenariat privé et offrir d’autres services aux entreprises déjà présentes et intéressées par l’idée de (re)venir vers l’OLB. « Nous sommes un club tourné vers l’avenir », appuie Didier Nourault, qui veut définitivement enterrer les années sombres. « Notre réussite, c’est que chacun soit resté dans son rôle », abonde le président orléanais, qui déborde de projets pour faire grandir le club. « Il va falloir encore plus remplir le Palais et ça, ça ne se fait pas parce qu’il y a des places à 2 €… », précise-t-il. Aux alentours du 15 juillet, Didier Nourault va du reste présenter à la DNCG un budget prévisionnel qui devrait avoisiner les 5 millions d’euros (3,7 aujourd’hui en Pro B). Après les cris de joie et le champagne, tout le monde est bien conscient de la difficulté de la tâche qui s’annonce et du besoin, pour l’OLB, de se maintenir en Jeep Elite pendant quelques années.

Les Brèves

  • EN BREF / Sports

    Basket : Sekou DoUMBOUYA en NBA

    C’est une grande première pour le basket orléanais : originaire de Fleury-les-Aubrais, où il a joué au CJF, Sekou Doumbouya va évoluer la saison prochaine en NBA, la ligue de basket la plus puissante au monde. Le jeune ailier-ailier fort a en effet été « drafté » en 15e position la semaine dernière par les Detroit Pistons, où il se produira donc à partir d’octobre prochain. À 18 ans, le Franco-Guinéen va sûrement avoir du temps de jeu au sein d’une équipe très forte à l’intérieur, un peu moins agile sur sa base arrière. À une époque pas si lointaine, certains imaginaient ramener le prodige à l’OLB jusqu’à son éclosion. Si Sekou Doumbouya joue un jour à Orleans, ce sera davantage dans celle du Louisiane que dans celle du Loiret.


    Football : Bouby et Ziani arrêtent

    C’étaient deux dossiers épineux à gérer pour l’USO : que faire de Pierre Bouby et Karim Ziani, deux beaux mais « vieux » (35 et 36 ans) joueurs, dont le coach, Didier Ollé-Nicolle, ne voulait visiblement plus ? Après avoir longtemps louvoyé, le club et les deux hommes se sont mis d’accord : ces derniers ont dit stop à leur carrière de joueur, mais entameront leur reconversion au sein du club. Karim Ziani devient éducateur au centre de formation de l’USO ; tandis que Pierre Bouby est bombarbé responsable de la communication, du marketing, du digital et des réseaux sociaux. Sur le terrain, l’effectif orléanais a lui repris l’entraînement lundi dernier, après cinq semaines de vacances. L’USO devrait jouer son premier match de Ligue 2 le 26 juillet, à Nancy.


    Rugby : Thierry Lacroix au RCO !

    Le Rugby Club Orléans, actuellement en Fédérale 2, a surpris son monde en annonçant la venue d’un très gros poisson au sein de son équipe dirigeante : il s’agit ni plus ni moins que de Thierry Lacroix, ancien meilleur marqueur des Bleus du temps où il évoluait comme demi d’ouverture du Quinze de France. Ce dernier arrive donc à Orléans dans un rôle de couteau suisse, puisqu’il deviendra le directeur commercial, communication et marketing du RCO. Avec cette arrivée, le Rugby Club Orléans réalise un superbe coup, au moins médiatique. Reste à savoir s’il sera payant sur le pré.