Les Brèves

  • Sur les urgences

    Stéphanie Rist a livré son avis sur les conditions de travail des urgentistes, qui n’en peuvent plus et le font savoir. « À Orléans les urgences, c’est 300 passages / jour. Je connais bien ce dossier pour avoir fait jusqu’il y a deux ans des demi-gardes au CHRO, raconte la députée. Je me demandais comment ils tenaient, avec ce stress permanent. Mais cela fait 15 ans qu’on fait des économies sur l’hôpital… » La députée a ainsi détaillé les mesures récentes prises par le Gouvernement pour calmer les urgentistes : une prime de risque de 100 € brut et une prime de coopération du même montant pour inciter les infirmières à des délégations de tâche. Cela réussira-t-il à calmer les personnels des urgences ?

Elle veut améliorer les dépistages infantiles

Santé des enfants

La députée du Loiret Stéphanie Rist souhaite que les problèmes élémentaires de santé des enfants de 0 à 6 ans soient désormais mieux dépistés. Une contractualisation pourrait intervenir prochainement entre le Département et l’ARS.

B.V

« C’est un enjeu de santé majeur. On doit être beaucoup plus attentifs aux mille premiers jours de la vie d’un enfant ». Pour ce faire, Stéphanie Rist, députée de la première circonscription du Loiret, a participé à un rapport remis à Jean-Michel Blanquer le 14 juin dernier. Celui-ci donne des axes de travail pour que le dépistage –pourtant obligatoire – de certains troubles et maladies (vue, audition, apprentissage…) soit généralisé à tous les enfants de France avant qu’ils n’atteignent l’âge de 6 ans.

Aujourd’hui, la multiplication des acteurs et une coordination bien trop imparfaite des professionnels entraînent des manques importants et des disparités entre villes et campagnes, notamment. Dans le Loiret, moins d’un enfant sur deux a ainsi réalisé dans les faits ces examens de dépistage. « Il y a trop d’hétérogénéité dans notre pays, affirme Stéphanie Rist. En France, certains enfants ont déjà fait trois fois les examens de 3 ans, et d’autres pas une seule… »

« Réduire les inégalités de destin »

Pour la députée, cela doit changer, et vite. D’ici 2022 et la fin du quinquennat, 100 % des enfants de France devront avoir procédé à ces examens entre 3 et 4 ans. Mais le chantier est immense, et il va falloir mettre tous les acteurs autour de la table. « Nous avons besoin de contractualiser », insiste l’élue, qui veut faire travailler ensemble le Département et l’Agence Régionale de Santé. « Nous devons aussi préciser qui fait quoi », souligne Stéphanie Rist. Dans l’esprit de la députée, l’idéal serait de décharger les médecins scolaires, trop peu nombreux en France (730 sur le territoire national) et faire pratiquer ces examens par les infirmières puéricultrices des PMI. « Il faudra, du coup, renforcer cette formation », précise l’élue. Dans son rapport, Stéphanie Rist a aussi préconisé le renforcement des examens prénataux. L’ensemble de sa réflexion tient en cet objectif : « réduire les inégalités de destin dès la petite enfance. »

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