Les Brèves

    Cours de soutien

    Avec Macron, mais pas trop : c’est un peu le message qu’ont tenté de faire passer en début de semaine quelques-uns des 72 maires de droite et du centre ayant co-signé, ce week-end, une tribune dans le Journal du Dimanche pour « souhaiter la réussite du président de la République et du Gouvernement ». Parmi eux, les maires de Tours et d’Orléans, Christophe Bouchet et Olivier Carré, qu’on avait d’ailleurs vus main dans la main au récent déplacement d’Édouard Philippe à La Chapelle-Saint-Mesmin.

    Ce mardi, avant que ne tombent les révélations du Canard sur un autre sujet, le maire d’Orléans est intervenu sur les antennes de RMC pour tenter de justifier cette prise de position, en se défendant qu’il n’était plus LR, qu’il restait « divers droite » et qu’il n’était surtout pas devenu macroniste. Sacré jeu d’équilibriste entre deux chaises bancales, les fesses bien au-dessus du vide, que ne renieraient pas les meilleurs acrobates du cirque Pinder. Car on voit mal comment ces édiles, élus en 2014 sous la bannière UMP, vont pouvoir continuer pendant neuf mois à assurer cette course de sac sur un fil d’Ariane.

    À Orléans, on en arrive ainsi à la situation croquignolette qui consiste à voir un maire – anciennement LR, donc – soutenir publiquement le Président, alors qu’il compte dans sa majorité municipale, au poste d’adjoint à la Sécurité Publique, le… président de la Fédération des Républicains dans le Loiret, en la personne d’Olivier Geffroy. Celui-ci n’a pour l’instant pas réagi publiquement à la tribune co-signée par son patron à la mairie d’Orléans. Il faudra pourtant bien qu’il s’exprime. Car dire aujourd’hui que les équilibres sont instables est d'abord un euphémisme, mais aussi un cas d’école qu’il faudrait décortiquer à l’École Navale de Brest lors d’un cours magistral sur le sens du vent et le besoin de sortir les rames quand le bateau tangue.

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