Les Brèves

  • Un acteur majeur sur la métropole

    Nous en parlions dans notre numéro de la semaine dernière : Sully Promotion a décroché un très joli contrat avec la vente de la friche Renault-TRW à Saint-Jean-de-la-Ruelle, dont il va s’occuper avec Nexity. Mais ce promoteur local a aussi d’autres fers au feu dans la métropole orléanaise : une promesse de vente a récemment été signé pour un autre projet « haut de gamme » à Saint-Jean-de-la-Ruelle, trois chantiers sont programmés ou en cours du côté de Saint-Jean-de-Braye, et un projet va également démarrer à Saint-Jean-le-Blanc. À Orléans, dans le quartier Madeleine-Loire, c’est aussi Sully Promotion qui va s’occuper du quartier Sanitas. Sur le plan national, entre Bordeaux, Lyon ou Paris, ce promoteur né entre Orléans et Tours répond d’une soixantaine de projets.

À la Cigogne, tout est parti…

Programme immobilier

Le 23 mai dernier, la résidence haut de gamme « Côté Sud », dans l’ancien site de La Cigogne, a été inaugurée à Saint-Marceau. Elle mixe une Maison de Santé Pluridisciplinaire, une crèche mais aussi 54 logements « haut de gamme » qui sont partis « comme des petits pains », dit-on chez Sully Promotion, promoteur du projet.

Olivier Carré s’était déplacé pour l’inauguration de la Maison de Santé et pour celle de la crèche mais le 23 mai dernier, il a laissé Muriel Chéradame, son adjointe à l’urbanisme, couper le ruban en compagnie des dirigeants de Sully Promotion et de Bâtiment Force Centre pour inaugurer la partie « habitat » du programme « Côté Sud », dans le quartier de Saint-Marceau. Une réhabilitation d’un site emblématique, celui de l’ancienne maison de convalescence « La Cigogne », à laquelle il fallait trouver une destination un peu différente, à la suite de la vente actée avec le propriétaire tourangeau des lieux. Pourquoi ce groupe a-t-il investi dans un tel projet et que voulait-il en faire ? « Nous sommes Orléanais de naissance, et nous avons une connaissance poussée du secteur, explique Oriane Le Roy Liberge, directrice région de Sully Promotion. D’ailleurs, nous étions depuis longtemps en négociation avec le propriétaire. Notre cœur de métier, c’est le logement neuf (voir encadré), mais nous faisons aussi de la réhabilitation. Nous avions à cœur de redynamiser ce secteur de ville. »

« Il fallait aller vite »

Il s’est d’ailleurs agi, selon le promoteur, d’une réhabilitation particulièrement lourde. Un curetage du bâtiment et des opérations de désamiantage ont ainsi été nécessaires lors des travaux. « Sur un bâtiment comme celui-ci, il y a eu un travail de technique et d’ingénierie poussée », assure Oriane Le Roy Liberge. D’autant plus qu’il a fallu créer un parking pour abriter les voitures, et qu’il a fallu aussi compter sur un autre calendrier, politique que celui-ci. « Nous devions nous dépêcher, puisque le maire d’Orléans avait annoncé le début des travaux pour début 2018 » : une maison de santé, cela urgeait en effet dans le quartier…

« redynamiser ce secteur de ville »

Entre la promesse de vente, le dépôt du permis de construire et le début effectif des travaux, un peu plus de six mois auront ainsi été respectés. Plutôt court, comme délais ! De fait, trois livraisons ont eu lieu séparément : la Maison de Santé Pluridisciplinaire a été livrée en septembre 2018 pour permettre ensuite des travaux d’aménagement intérieur ; la crèche le fut deux mois plus tard, et les logements l’ont été officiellement le mois dernier. « Il y avait une volonté de tout le monde d’aller vite, on s’en est aperçu dès les premières réunions publiques, précise Oriane Le Roy Liberge. Il y a ensuite un vrai travail d’ensemblier. Évidemment, les problématiques en termes de circulation sont assez vite apparues, notamment avec les places de parking visiteurs. Mais finalement, on peut voir aujourd’hui qu’on se gare très bien. »

Diversité, variété, mixité

Outre la Maison de Santé Pluridisciplinaire (787 m2) qui fait aujourd’hui salles combles et accueille une vingtaine de professionnels de santé médicaux et paramédicaux, une crèche d’une vingtaine de berceaux (340 m2) est aujourd’hui en fonction. Et 54 logements ont été construits en accession libre, avec des superficies variées, allant du studio au T4. « La résidence offre à ses occupants des logements qualitatifs, bénéficiant d’espaces extérieurs à vivre (loggias, balcons, terrasses et jardins) ouverts pour la plupart sur le cœur d’îlot paysager et le Parc du Moins Roux », explique-t-on chez Sully Promotion. C’est en effet l’un des arguments centraux qui ont permis la commercialisation des logements : « dès le premier étage, on a vue sur le Parc du Moins Roux, explique Oriane Le Roy Liberge. Au rez-de-chaussée, il y a un jardin commun. D’autre part, nous avons gardé les codes de l’architecture du bâtiment existant tout en le modernisant. D’ailleurs, aujourd’hui, les gens du quartier ne se souviennent pratiquement pas de la transition. » Le côté « haut de gamme » est aussi appuyé, et il se décline à travers un « niveau de prestation conséquent », des « gammes de carrelage d’un niveau hyper qualitatif », et des logements « cosy ». « Nous avons aussi fait un vrai travail sur les halls des parties communes », insiste Oriane Le Roy Liberge. D’où les qualificatifs de « diversité » et de « valorisation » du quartier qui ont été prêtés à cet immeuble de trois étages lors de son inauguration.

« des logements qualitatifs avec vues sur le parc du moins roux »

« L’édifice s’inscrit donc dans le jeu architectural équilibré entre le rythme de l’existant et des prestations plus contemporaines, faisant de ce bâtiment un lieu respectueux de son histoire, intégré dans son environnement et élégant pour le voisinage », a-t-on pu aussi lire dans la communication qui a été faite sur ce projet. Une littérature qui a trouvé une matérialisation concrète, puisque le programme a reçu le « Prix de la Mixité Urbaine » aux Pyramides d’Argent 2018, attribués par la Fédération des Promoteurs Immobiliers de la Région Centre-Val de Loire.

« Un gros succès »

Tout cela ferait certainement une belle jambe au promoteur si les logements rénovés n’avaient pas trouvé preneur : on le sait, la demande est forte dans la métropole orléanaise et le programme a ainsi trouvé son public, puisque, selon Oriane Le Roy Liberge, « tout a été vendu ». « Cela a été un gros succès, c’est parti comme des petits pains, poursuit la directrice région de Sully Promotion. Beaucoup de locaux ont investi dans ce programme. Il y avait une vraie attente, car ce bâtiment était quand même vide depuis dix ans et avait des airs de dent morte. On pouvait aussi compter sur l’attractivité de l’école, qui se trouve à côté. » À l’heure où le vote du SCOT de la métropole a été vivement critiqué il y a quelques semaines pour avoir programmé la « bétonisation de 845 ha », le programme présenté à Saint-Marceau, dans un site historique, prouve que la réhabilitation peut aussi présenter quelques avantages…

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