Les Brèves

  • La dalle réhabilitée

    Outre la démolition de la T17, des travaux de réhabilitation et de résidentialisation des immeubles des bailleurs sociaux du secteur de la dalle 2002 seront effectués mi-2020.

ANRU 2, le retour !

Argonne-La Source

ANRU 2 : derrière cet acronyme à la sonorité gutturale se cache la deuxième phase de renouvellement des quartiers de l’Argonne et de La Source à Orléans. Autant dire des aménagements qui vont changer la vie des habitants, mais aussi l’image de ces quartiers pour les dix ans à venir.

gaëla messerli

Lors du conseil municipal du 20 mai, Muriel Chéradame, adjointe à l’aménagement urbain et au logement, a présenté la convention à passer avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU). Trois quartiers prioritaires de la politique de la ville sont situés sur le territoire d’Orléans et vont pouvoir bénéficier des financements du programme national de renouvellement urbain : l’Argonne, La Source et le quartier des Chaises, à Saint-Jean-de-la-Ruelle. Le montant d’investissement sur dix années s’élève à plus de 253 M€ HT et doit permettre de poursuivre la requalification urbaine de ces quartiers en les réintégrant « aux dynamiques économiques, sociales et résidentielles de la métropole ». Il est également prévu que la mairie d’Orléans s’engage à hauteur de plus de 5 millions d’euros en participant à la réalisation d’un équipement culturel dans le quartier de l’Argonne. Elle doit aussi participer au retournement de l’entrée de l’école Jean Piaget dans le secteur du Clos-Gauthier.

La participation de la Métropole sera elle de plus de 38 millions pour les quartiers de l’Argonne et de La Source, et l’ANRU s’engage à plus de 48 millions pour ces deux quartiers. Autant dire qu’il y a de l’argent mis sur la table par les collectivités et l’État, comme l’a souligné Michel Martin, l’adjoint orléanais aux finances, qui a totalisé presqu’un demi-milliard d’investissement dans les deux quartiers en ajoutant les précédents programmes de renouvellement urbain. « C’est une somme qui n’est pas mise ailleurs », a-t-il affirmé.

Bolière et la T17

À La Source, la démolition de la T17 est prévue entre 2021 et 2022. Le Jardin de la Renaissance sera agrandi, car « il est victime de son succès », indique Muriel Chéradame. 308 logements seront démolis et 1 525 seront réhabilités. Michel Ricoud, conseiller municipal d’opposition PC, a cependant regretté qu’« on ne reconstruisait pas un logement social pour un détruit. »

« à la source, 308 logements démolis et 1 525 réhabilités »

Parmi les changements attendus également à La Source, il y a la restructuration du centre commercial de La Bolière, qui doit commencer « fin 2019-début 2020, avec la suppression de la galerie intérieure et une ouverture des boutiques sur l’extérieur ». On s’attend aussi au déménagement de l’antenne de la CPAM. « Bonne nouvelle, elle déménage avenue de la Bolière (NDLR : au n°12 de l’avenue de la Bolière, l’ouverture est prévue au 1er juillet), face à la place Ernest-Renan », a indiqué François Foussier, l’adjoint au commerce.

La conseillère d’opposition Corinne Leveleux-Teixeira (PS) a, pour sa part, souligné l’absence de restaurant à La Source et de cinéma dans le quartier. Autre point d’interrogation pour l’ensemble des élus : les Chèques postaux. La municipalité est en effet toujours dans l’attente de décisions du groupe La Poste. Nouveauté aussi, la présence d’ateliers, dans le cadre de la mission d’égalité hommes-femmes, pour travailler avec l’aide d’une sociologue sur la présence de la femme dans l’espace public (lire notre article page ci-contre). En tout cas, l’objectif annoncé de cette programmation urbaine est de faire de La Source un « nouveau quartier d’innovation autour de l’environnement et du savoir. »

Des « makers » à l’Argonne

Du côté de l’Argonne, la nouvelle convention ANRU a pour but de refonder une attractivité résidentielle et fonctionnelle, notamment avec des programmes de logements en accession sociale. Parmi les projets pour l’Argonne, il y aura un travail sur des locaux professionnels à destination des jeunes entreprises « qui recherchent un petit bureau mais n’en trouvent pas actuellement », mais aussi un espace « culturel. »

« Il s’agira d’un lieu alternatif qui ne sera pas une extension du Lab’O, a insisté Muriel Chéradame. Ce sera un projet à l’interface entre la fabrication avec les mains et le numérique, un lieu de partage des savoirs et des machines. Cela s’inscrira en lien avec les CFA qui se trouvent à côté avec le Campus des métiers et l’implantation de nouvelles entreprises. Le but est de faire de ce lien un équipement, pas seulement pour le quartier, mais pour la Métropole. »

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