Les Brèves

  • Une correction pour un ballon

    Un traumatisme crânien et des lésions équivalentes à une incapacité totale de 5 jours : c’est ce dont souffrait Léo*, 12 ans, le 7 juin 2018 après que son oncle, Pierre*, 27 ans, lui eut donné une correction à Olivet pour avoir renversé le pot de fleurs des voisins avec un ballon.

    À la barre, Pierre affirme que le traumatisme crânien aurait été causé par une chute au sol. « J’essayais de faire de la pédagogie », dit-il. « Le code pénal interdit la pédagogie basée sur les coups ! », répond la juge. Pour le Procureur, « la violence éducative reste interdite par la loi. On ne se bat pas en duel avec un enfant de 12 ans ! » Pierre est condamné à un an de prison avec sursis. 

  • Discothèques : En attendant le procès…

    Le monde de la nuit a été marqué l'an dernier par une succession d'incendies qui ont détruit quatre discothèques, dont la dernière en date le 11 février dernier : il s’agissait du Phoenix, à Saint-Pryvé. Les services de police et la Justice sont toujours à pied d'œuvre sur ce dossier, mais déjà, quelques pistes semblent sérieuses. L'instruction est encore en cours, mais une source judiciaire très proche du dossier affirme : « depuis que le patron du Versus est derrière les barreaux, bizarrement plus rien ne brûle, non ? » Des faits qui devront en tout cas être examinés lors d'un procès à venir à un horizon encore indéterminé. Affaire à suivre.

#Balance ton porc à la mairie !

Métropole d’Orléans

Une affaire de harcèlement sexuel dans une mairie de la métropole orléanaise a été jugée la semaine dernière au Tribunal correctionnel d’Orléans.

G.M

Julien*, 40 ans, père de trois enfants, sans antécédents connus avec la Justice, a comparu à la barre du Tribunal correctionnel d’Orléans, la semaine dernière. Chargé de mission pour une mairie de la métropole orléanaise, il était jugé pour s’être frotté contre une employée de la commune, Julie*, et avoir eu de nombreux gestes déplacés envers elle entre le 1er juillet et le 4 janvier 2018. Il était aussi accusé d’avoir exhibé son sexe dans le bureau de la victime, le 9 mars 2018.

Celle-ci envoya d’ailleurs deux textos à sa supérieure hiérarchique pour demander de l’aide. Des faits qui ont eu un important retentissement sur la vie de la victime, qui en souffre toujours psychologiquement, selon son avocat. Dans cette affaire, plusieurs témoignages étayent les accusations. On décrit Julien comme un « érotomane », gratifiant ses collègues de remarques du genre : « Salut les princesses, voici le prince de… qui a la plus grosse » de la ville. Des remarques parfois plus précises aussi, du genre : « je vais te coincer sur la photocopieuse » ou « quand est-ce qu’on baise ? » Le tout dans un contexte où Julien est amené à aller régulièrement dans le bureau du Directeur général des services et n’hésite pas à s’appeler lui-même « le fils du maire. »

« Je vais te coincer sur la photocopieuse... »

Des faits que nie Julien, révoqué depuis pour harcèlement sexuel par la commune qui l’employait. Celui-ci justifie les accusations de Julie par le fait qu’il l’aurait, selon lui, éconduite. « Elle m’a envoyé un message avec « salut mon chou » et je n’ai pas répondu, dit-il à la barre. Elle s’est mariée en deux mois à cause de moi. » Et face aux textos d’appel à l’aide, Julien persiste. « Je suis le premier choqué, je suis déprimé depuis un an. Ce n’est pas facile pour ma famille. Nous, les hommes, on nous accuse tout de suite… » La victime, elle, reste muette et tête baissée, comme le souligne son avocat. Le Procureur salue le courage de la victime d’avoir osé porter plainte. « Le monde a changé mais des Julien, il y en a toujours… », relève le magistrat, qui réclame deux ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve, avec obligation de soins et une indemnisation du préjudice. Une peine suivie par la juge, qui réclame notamment 800 € de provision en attendant une expertise médico-psychiatrique afin d’estimer les dommages à la victime.

* Les prénoms ont été changés. 

Les Brèves

  • Mardié : Maltraitance ou manipulation ?

    Une infirmière de 34 ans a comparu à la barre du Tribunal Correctionnel, mardi dernier, dans une affaire de violence sur mineur de moins de 15 ans par une personne ayant autorité sur la victime, le 28 avril dernier, à Mardié. La mère de famille était accusée d’avoir frappé ses enfants de 8 et 4 ans, notamment son fils, lui occasionnant des ecchymoses et une incapacité de travail totale, évaluée par l’unité médico-judiciaire à 5 jours. La femme, au casier judiciaire vierge, est en procédure de divorce avec le père de ses enfants, et c’est ce dernier qui a porté plainte contre son ex-compagne. Une plainte qui n’est pas la première. « Cinq ont été déposées auparavant et n’ont pas abouti », a indiqué l’avocate de la Défense, qui a affirmé que les enfants étaient toujours gardés par leur mère, et a accusé le père de les instrumentaliser. La mère n’a pas contesté la correction donnée, mais a nié « avoir utilisé une ceinture. » Pour elle, les marques étaient liées à une chute de l’enfant dans le jardin. Du côté de l’UDAF, partie civile dans l’affaire, on parle de rituel dans les sanctions, avec « une gradation dans les coups. » Le délibéré est attendu le 25 juin.

  • Beaugency : Des vélos, des barreaux

    Malgré ses 20 ans, grignotant en attendant le verdict, ce jeune apprenti en plomberie ne semble pas mesurer la portée de ses actes lorsqu’il comparaît à la barre du Tribunal dans une affaire de cambriolage d’un magasin de vélos à Beaugency, le 31 mars 2018. En effet, ce n’est pas la première fois que le jeune homme fait face à la justice pour des histoires de vols. « Je regrette », lâche pourtant celui qui justifie s’être laissé entraîner par de mauvaises fréquentations et avoir participé au cambriolage du magasin, repéré deux jours avant. « J’étais celui qui reste dans la voiture, les autres devaient charger le matériel. » Le commerçant estime avoir été délesté de plusieurs vélos, casques et bidons d’huile à près de 8 000 € ; le prévenu affirme avoir embarqué un seul cycle et revendu 80 € d’huile. Pas de quoi convaincre la juge, qui reconnaît l’apprenti coupable et le condamne à 8 mois de prison dont quatre avec sursis avec une mise à l’épreuve de deux ans et l’obligation de travailler pour indemniser la victime, dont le préjudice est évalué à 5 500 €.