Les Brèves

    Loiret : Liaisons dangereuses sur Snapchat



    De source judiciaire, les policiers croulent de plus en plus sous les affaires liées à l’usage des réseaux sociaux. La semaine dernière, une affaire de diffusion d’images à caractère sexuel sur Snapchat entre juin 2017 au janvier 2018, a d’ailleurs été jugée au Tribunal correctionnel. Trois jeunes femmes en auraient été les victimes, mais une seule d’entre elles était présente à l’audience.

    De plus en plus de plaintes

    Stéphanie*, une des victimes, poursuivait son ex-petit ami Lucas*, 21 ans, qui aurait utilisé des photos d’elle en petite tenue et indiqué son nom sur un compte Snapchat anonyme, dans le but de lui nuire. La jeune femme aurait découvert l’existence de ce compte grâce à 300 notifications envoyées sur son téléphone par des proches pour la prévenir. Bien que la police ait retrouvé les originaux dans son téléphone portable, Lucas a nié avoir publié ces photos. « N’importe qui aurait pu le faire, tout le monde peut enregistrer ma photo de profil, s’est-il défendu. Pourquoi aurais-je fait cela, alors que j’étais plus en couple à ce moment-là ? » Et de renchérir face aux accusations de la victime : « j’ai trois sœurs et j’ai été élevé dans le respect de la femme ! »

    Un plaidoyer qui n’a convaincu ni le Procureur ni la juge, qui a suivi la demande du Parquet en condamnant le jeune homme à 70 heures de travail d’intérêt général dans un délai de 18 mois et deux mois d’emprisonnement en cas d’inobservation.

    * Les prénoms ont été changés

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