Les Brèves

    Saran fait sa mue

    Handball

    Le club loirétain a annoncé la semaine dernière la création d’une société sportive (SAS) pour sa partie professionnelle. Il se donne aussi pour objectif de remonter dans l’élite du hand sous trois ans. B.V


    Au 1er juillet prochain, la SAS Pro Handball 45 aura une existence juridique. Bruno Bordier, le PDG d’Adworks, en sera le président. Et Duarte Da Costa, qui était le président de l’association Saran Loiret Handball, en deviendra le directeur général. « Nous allons diriger le club à deux, explique ce dernier. Ce passage en SAS, c’est un moyen de sécuriser le club et de protéger le secteur amateur. C’était aussi une obligation légale, puisque nous avions dépassé le plafond de masse salariale autorisée pour une association, environ 1 M€ brut. Et nous voulons aussi attirer d’autres investisseurs. »

    C’est une petite révolution qui touche ainsi le « village gaulois » de Saran, qui a connu une croissance en accéléré ces cinq dernières années. Une croissance qui a pris un peu de court le club lui-même. « Le sportif avait dépassé nos structures », reconnaît Duarte Da Costa, qui compte sur la création de cette SAS pour professionnaliser le club à tous les niveaux. Celui-ci comptera ainsi une quinzaine de salariés entre le sportif et l’administratif. Une « personne-ressource » va d’ailleurs être recrutée pour épauler Bruno Relave, le directeur marketing, et aller à la chasse aux partenaires. Avoir Bruno Bordier comme président devrait d’ailleurs faciliter les choses dans ce domaine : « Adworks, c’est une enseigne nationale, admet Duarte Da Costa. On espère, du coup, attirer des têtes d’affiche nationales. »

    Côté terrain, le Saran Loiret Handball va tout de même jouer la carte de la continuité, avec la prolongation du contrat de l’entraîneur Fabien Courtial, qui rempile pour trois ans minimum. « C’est une reconnaissance du travail qu’il a accompli », dit-on au club, où l’on n’a pas abandonné l’espoir d’accrocher les play-offs malgré une saison relativement moyenne en termes de résultats. « Mais l’objectif est, clairement, de remonter sous trois ans », indique Duarte Da Costa.

    Un projet de naming

    Le budget du club l’an prochain devrait en outre rester plus ou moins le même que cette année (2 M€ environ, dont 1,9 M€ pour la SAS), malgré la prise de recul d’Emmanuel Vasseneix, son principal partenaire, annoncé en début d’année. Saran veut aussi faire mieux en matière de comm’, et travaille déjà sur un projet de naming, à l’image des « Lakers de Los Angeles ou des Panthères de Fleury ». Cela ne signifie pas, cependant, que le Saran Loiret Handball va changer de nom « usuel » : il n’est pas encore question d’y inscrire le nom d’« Orléans » ou celui de « métropole », même si cela n’est pas écarté. Tout dépendra certainement du lien qui se tissera entre le club saranais et l’intercommunalité, qui a repris la compétence « sport pro » dans son giron. Évidemment, au SLHB, on espère des sous en plus, mais on dit aussi se montrer patient. « Je ne suis pas déçu du tour qu’a pris cette question en début d’année, assure Duarte Da Costa. Il y a eu beaucoup de passion d’un seul coup. Mais nous, notre position est claire : on est très content d’avoir intégré la métropole. Maintenant, il faut savoir comment la métropole va aider les quatre clubs phares de l’agglo. On laisse les gens travailler et on a bon espoir que d’ici deux ou trois ans, les choses aient évolué dans le bon sens… » 


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    • 195 000 € de capital

      « On a déposé le capital en banque la semaine dernière », assure Duarte Da Costa. Celui-ci est apporté par quatre particuliers (Bruno Relave, Julien Hiland, José De Queiros, Duarte Da Costa) et quatre sociétés : Adworks, Burban Palettes, Absolem et Dours Renault-Trucks.