Les Brèves

    « C’est un métier passion ! »

    Témoignage

    Florence Carly, restauratrice de tableau 

    Installée depuis l’été dernier à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, Florence Carly est restauratrice d’œuvres d’art depuis 10 ans, diplômée d’État (DNSEP mention conservation-restauration d’œuvres peintes de l’école supérieure d’art d’Avignon) et habilitée par les Monuments Historiques. C’est d’ailleurs les Monuments Historiques qui la chargent de la plupart des restaurations qu’elle effectue dans son atelier. « Jusqu’à présent, je travaillais de cette manière, par bouche-à-oreille. Cela commence cependant un peu à s’ouvrir aux particuliers » explique celle qui a quitté Vierzon pour suivre son époux dans le Loiret. Un métier qui lui va comme un gant car Florence Carly aime depuis longtemps l’Histoire et les arts plastiques. « Lors de ma maîtrise d’art plastique, on me disait déjà que j’étais trop dans l’Histoire de l’art. »

    Des restaurations en région

    Actuellement, celle qui apprécie les défis en matière de restauration travaille sur des tableaux de l’église d’Aschères-le-Marché. « Il y en a un daté de 1770 et les deux autres sont du XIXe siècle. J’ai découvert la date sur le premier en enlevant l’entoilage ! C’est pour cela que j’aime travailler sur les œuvres des Monuments Historiques, on peut faire ce genre de découverte. C’est plus rare sur des œuvres qui viennent des musées car elles ont souvent été déjà restaurées par le passé. » Cette restauratrice de 38 ans n’est cependant pas fermée à l’idée de travailler pour les musées, notamment celui d’Orléans. Pour l’heure, après sa restauration loirétaine, ce sont des œuvres venant d’Indre-et-Loire qui l’attendent. Pour ce qui est de conseiller ceux qui souhaitent se lancer à leur tour dans ce beau métier, Florence Carly prévient : « C’est un métier passion, où l’on passe beaucoup de temps, notamment à instruire les compte-rendus des œuvres. C’est un travail minutieux, de patience… La profession est féminine à 80 % et l’on compte beaucoup de couples qui exercent ce métier. » En effet, pour manipuler les toiles de grands formats, ce n’est pas toujours simple mais la restauratrice fait appel à son entourage ou aux voisins lorsque la manœuvre est complexe. Le public pourra découvrir son travail et la rencontrer lors des Journées européennes des métiers d’art à la serre du Jardin des plantes (lire la page suivante).

    Plusd'infos

    https://accro-art.fr

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