Les Brèves

  • Moins de bars signataires ?

    Le nombre de bars signataires de la charte pourrait sembler en diminution car 35 établissements ont signé le document cette année contre 45 en 2018 mais selon l’élu, « on reste dans les mêmes proportions car il y a toujours des demandes au fil de l’eau. » Deux établissements font actuellement l’objet d’un avis réservé dans l’attente de travaux de mise en sécurité et deux autres ont reçu une réponse défavorable suite à des troubles à la tranquillité constatés ou au non-respect des mesures préconisées par la commission de sécurité. Une demande est également encore toujours en instruction. 

35 bars ouvriront jusqu’à 2 h !

Orléans 

La Mairie d’Orléans a mis en place avec l’Union des Métiers des industries de l’Hôtellerie du Loiret, depuis 2002, une charte de bonne conduite des débits de boissons permettant à ceux qui la respectent d’obtenir une ouverture à la belle saison jusqu’à 2 h du matin au lieu d’une heure. Cette année, 35 établissements orléanais ont signé la charte.

G.M. 

Vendredi 29 mars, dans les salons de l’Hôtel Groslot, il régnait comme une atmosphère de tableau d’honneur. En effet, Olivier Geffroy, adjoint au maire d’Orléans à la Sécurité et à la Tranquillité publiques avait convié les gérants des débits de boissons ayant fait la demande et respectant les principes de la charte de bonne conduite 2019 (limitation des nuisances sonores en intérieur comme en terrasse, lutte contre les conduites addictives…) à venir la signer en mairie. Une signature officielle qui vaut un avis favorable de la Mairie à la délivrance de la dérogation par la Préfecture du Loiret permettant d’ouvrir l’établissement jusqu’à 2 h du matin au lieu de 1 h, du 26 avril au 26 octobre, du jeudi au samedi au mois de mai et octobre, pendant les fêtes de Jeanne d’Arc du 29 avril au samedi 11 mai, dans la nuit du 29 au 30 mai et tous les jours de juin à septembre. « 40 l’ont sollicité et beaucoup en bénéficient (35 actuellement). C’est un engagement mutuel renouvelé. On a adapté ce dispositif car la ville bouge. Il faut ajuster les horaires en fonction de la vie de la ville tout en veillant à l’équilibre en termes de tranquillité des riverains » a explique

Olivier Geffroy, « L’an dernier, le bilan a été globalement positif. Aucun des bénéficiaires n’a fait l’objet de sanction par la police municipale. Quand on joue le jeu, tout le monde gagne ! » L’élu a également observé « moins de plaintes. Les ivresses publiques ont également diminué de 50 % depuis 2014. » L’adjoint au maire a cependant rappelé le rôle des établissements dans la lutte contre l’alcoolisme et l’interdiction de servir de l’alcool à une personne en état d’ivresse. « C’est une obligation légale. » En matière de sécurité, de même si l’abord direct des établissements leur incombe, les patrouilles renforcées régulières, notamment à pied avec l’aide de chiens sont reconduites.

La création d’une commission

La signature de la charte a été également l’occasion pour Olivier Geffroy d’annoncer la création d’une commission CHRD (Cafés, Hôtels, Restaurants et Discothèques) à la demande de l’UMIH 45 afin de réunir les différentes directions (espace public, sécurité…) autour de ces questions. Pour Thierry Deraime, vice-président de l’UMIH 45, cette rencontre a été également l’occasion de rappeler la demande des professionnels de prolonger les horaires du tramway jusqu’à 2 h du matin. « On a essayé différents dispositifs mais dès qu’il y a un cadre, cela ne marche pas avec les jeunes. » En ce qui concerne l’alcoolisation des jeunes, phénomène montant en France souligné par Taline Aprikian, directrice de cabinet du préfet du Loiret, lors de la signature, « le problème est que cette alcoolisation a lieu en dehors de nos établissements, souvent sur des parkings de discothèques ou sur les bords de Loire. Il faut que nous soyons vigilants même si ce n’est pas simple pour les professionnels lorsqu’il y a du monde, de demander une pièce d’identité. Au niveau de la lutte contre l’alcoolisme, nous sommes tenus responsables mais nous ne pouvons pas demander aux gens qui rentrent dans un établissement de souffler avant dans un éthylotest. C’est parfois dur à apprécier. » Ce professionnel constate néanmoins depuis quelques années, une augmentation des demandes d’éthylotests de la part des clients qui doivent reprendre la route. Pour l’heure, à partir du 26 avril, les bars orléanais signataires pourront animer le centre-ville une heure de plus.

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