Les Brèves

    Ugo Schiavi : l'art du fragment

    Sculptures

    Le Musée d'Orléans accueille une exposition consacrée aux collections de statues des réserves. Des pièces souvent méconnues, mais première en France dans un musée, un artiste, Ugo Schiavi travaille sur ces collections afin d’offrir une réécriture contemporaine et personnelle. G.M.


    Lumière travaillée, bruit de la soufflerie évoquant presque le souffle d'un gisant… permettent de découvrir des sculptures du XIXe siècle qui portent les marques du temps mais aussi de l'Histoire dans une atmosphère rappelant les réserves. Des collections que le visiteur a plaisir à découvrir et qui devraient être restaurées par la suite, lorsque cela est possible. Parmi les curiosités de cette exposition baptisée « Et in Arcadia », on s'attardera ainsi sur les otaries commandées par Jean Zay ou encore sur le beau visage de cette sculpture représentant une nymphe ainsi que sur une saisissante représentation de la maternité.

    Dialogue entre passé et présent

    En parallèle des collections, l'artiste Ugo Schiavi réalise actuellement des moulages à partir de sculptures et de bronzes de faunes mais aussi de la « Jeanne d’Arc » de Marie d'Orléans, située devant l'hôtel Groslot afin de présenter, à partir du 13 avril, un travail qui sera présent au sein des collections. Un dialogue avec les œuvres anciennes. Jeudi dernier, l'artiste œuvrait à l'aide de silicone et de résine sur un faune avec l'aide d’un étudiant de l'Esad. « Lorsque j’ai découvert la réserve avec Olivia Voisin, la directrice, j'étais fasciné. Travailler au sein même du musée est inspirant ! » explique Ugo Schiavi. Cet artiste du fragment (il ne moule pas l’œuvre en totalité et joue avec les éléments, les multiplient), diplômé de la Villa Arson à Nice, s'est déjà fait remarquer lors de la dernière Nuit blanche à Paris en intervenant sur le « Triomphe de la République » de Jules Dalou, place de la Nation. Un travail à découvrir dans les salles du Musée en compagnie des « Looters », réalisés avec l'artiste Thomas Teurlai, des rouleaux de graffitis arrachés sur les murs. 

    Les Brèves

    • C'est où ? C'est quand ?

      Jusqu'au 31 mars, au Musée des Beaux-Arts d'Orléans. Du13 avril au 13 juillet, carte blanche à Ugo Schiavi. Plein tarif : 6 € – Tarif réduit : 3 €. Billet groupé valable une journée donnant droit à l’entrée du Musée des Beaux-Arts, de l’Hôtel Cabu (musée d’Histoire et d’Archéologie de l’Orléanais), de la Maison de Jeanne d’Arc et du Centre Charles Péguy.