Les Brèves

  • 8 500

    C’est le nombre de places que la Fabrique Opéra doit atteindre pour équilibrer son budget.

La Fabrique Opéra se lance dans Faust !

Opéra coopératif

Après My Fair Lady, La Fabrique Opéra Val de Loire s’est lancée dans Faust de Charles Gounod pour son cinquième opéra coopératif. Objectif comme chaque année : désacraliser l’opéra auprès des jeunes qui y participent. G.M.


Les 22, 23 et 24 mars au Zénith d’Orléans, la Fabrique Opéra jouera l’opéra Faust de Charles Gounod. En attendant élèves, solistes et membres de l’association s’activent pour préparer les représentations et faire connaître ce projet d’opéra coopératif mobilisant les élèves du lycée Charles Péguy sur la scénographie autour du metteur en scène Gaël Lépingle mais aussi du lycée Henri Gaudier-Brzeska, du CFA du BTP du Loiret et du lycée Jean Lurçat pour les décors. Côté costumes, ce sont les lycées Jacques Cœur de Bourges, Saint-Paul Bourdon Blanc mais aussi Paul Gauguin et François Clouet de Tours qui s’attèlent à les confectionner. Coiffures et maquillage sont la réalisation des CFA de la chambre des métiers et de l’artisanat du Loiret et du lycée Jean Lurçat… Même la communication et l’accueil du public sont gérés par le CFA Métropole et le CFSA de l’AFTEC. Sans oublier l’orchestre de Léonie et le chœur de la Musique de Léonie. Autant dire qu’il s’agit d’une grande mobilisation à l’échelle de la Métropole et même de la région !

L’enjeu de la billetterie

« C’est déjà un succès car notre objectif est de faire découvrir l’opéra à 500 jeunes. On voit qu’ils reviennent prendre des places l’année d’après ! » témoigne Clément Joubert, le chef d’orchestre et directeur artistique du projet en région Centre-Val de Loire. « L’idée est d’équilibrer le budget car nous sommes une association loi de 1901, nous ne sommes pas là pour faire du profit. La particularité de notre modèle économique est d’avoir 65 % de notre financement par la billetterie. » L’incertitude est donc de mise jusqu’aux dernières représentations mais « pour le moment, les courbes de réservation sont les mêmes que pour les autres opéras, nous avons de bons retours des mécènes aussi. Cette année est un tournant pour notre association, nous avons embauché quelques professionnels en contrats d’intermittent comme le régisseur et revalorisé aussi quelques salaires. Le budget a augmenté de 40 000 €. Nous ne sommes donc pas encore sereins mais le serons-nous un jour ? »

Une réflexion sur notre société

Pour le chef d’orchestre, le choix de Faust réside dans la volonté de proposer « un style et une esthétique différents de My Fair Lady, notamment pour les élèves qui participent deux années de suite au projet. » L’œuvre de Gounod passe aussi « de la musique savante à la musique facile » et derrière l’histoire elle-même, il y a une réflexion sur l’apparence qui peut toucher les adolescents mais également le public dans son ensemble car elle touche aussi notre « société de consommation où l’on croit qu’acheter quelque chose va nous changer. Avec Gaël Lépingle, nous avons d’ailleurs fait le choix de transposer l’opéra à notre époque et de faire de Marguerite, une vendeuse de prêt-à-porter. » Côté solistes, 200 candidats ont postulé à l’automne dernier, en venant « parfois de l’autre bout du monde », pour six places. « Au-delà de savoir chanter et jouer la comédie, il faut avoir envie de porter et partager le projet lui-même. » Rendez-vous au Zénith et lors des animations pour le découvrir !

Plus d'infos: Les 22 et 23 mars, à 20 h au Zénith d’Orléans. Le 24 mars à 16 h, au Zénith d’Orléans. Tarifs de 19 à 59 € selon la catégorie. Plus d’informations et possibilité d’acheter en ligne sur www.lafabriqueopera-valdeloire.com


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  • Escape Game et hors les murs

    Pour faire découvrir leur projet, La Fabrique Opéra organise des animations comme un grand Escape time autour du thème de Faust, le 23 février à 14 h, au départ de la place du Martroi. Pour libérer Faust, le public devra retrouver le pacte… Place aussi à un escape game au sein même du Zénith et avec les décors de l’opéra, le 20 mars de 12 h 30 à 18 h. Sans oublier, le 16 mars, une journée placée sous le signe de l’animation avec une présentation dans l’auditorium de la Médiathèque d’Orléans à 11 h et des flashmobs l’après-midi ainsi qu’un village Faust, place du Martroi.