Les Brèves

    L’industry LAB, l’arme de développement absolue ?

    Inauguration

    Avec l’inauguration de l’Industry LAB, cet atelier de 600 m2 au sein duquel se trouvent 20 tonnes de machines industrielles, le Lab’O vient de se doter d’un outil qui peut lui permettre d’atteindre l’excellence. Mais l’Industry LAB n’est pas un lieu dédié à une minorité. Il est ouvert à tous, avec une tarification adaptée en fonction du profil qui peut aller du demandeur d’emploi au chef d’entreprise. Un véritable outil de développement au service du territoire. philippe hadef


    Que de chemin parcouru... C’est en substance l’impression première que l’on a en pénétrant au sein de l’Industry LAB, un des socles industriels du Lab’O, mais aussi et surtout le lieu de naissance de toutes les innovations qui se préparent à entrer en contact avec le marché.

    Jusqu’alors, l’incubateur du numérique avait constitué un Fab LAB avec le matériel qui précédemment avait pris place au sein de l’école d’ingénieur de Polytech.

    C’était en 2014... Depuis, grâce au soutien d’Orléans Métropole et de la région Centre-Val de Loire, 20 tonnes de machines ont pris place au rez-de-chaussée du Lab’O. Une enveloppe d’un million d’euros a ainsi permis de mettre en œuvre l’ensemble des outillages nécessaires à la création des premières séries (jusqu’à 1 000 pièces) pour débuter la commercialisation des produits qui auront maturé au sein du totem orléanais de la French Tech Loire Valley.

    Deux axes majeurs ont été privilégiés : la plasturgie et l’électronique. Logique pour le directeur de l’Industry LAB, Filipe Franco, « puisque ce sont les objets connectés qui concentrent nos besoins ».

    Les outils industriels ne seraient en revanche rien sans les licences de plusieurs programmes de conception assistée par ordinateur. Et dans ce domaine, l’Industrie LAB a trouvé deux partenaires de choix : Microsoft (don de matériel à hauteur de 7 500 euros par mois) et Dassault System (licences de programmes pour l’équivalent de 15 000 euros par mois).

    Le droit à l’erreur

    Entre le Fab LAB, assurant le prototypage, et l’industrie LAB qui permet de réaliser le produit et de le tester, les créateurs installés au sein du Lab’O, mais aussi quelques entreprises orléanaises, découvrent la capacité de se tromper. « Pour permettre la mise d’un produit sur le marché, on procède par itération. Ainsi on permet à chacun de le tester, de le présenter à d’éventuels clients et de le modifier en fonction des retours » précise Filipe Franco. Ainsi, plusieurs itérations peuvent émerger avant de trouver le bon compromis entre le design, le produit lui-même et l’attente des clients.

    Cette méthode qui permet ainsi à moindre coût de préparer la version définitive et d’entamer, toujours au sein de l’Industrie LAB les premières séries, intéressent au-delà des start-up du Lab’O plusieurs entrepreneurs du bassin qui trouvent ici une nouvelle capacité d’innovation avec des investissements très limités.

    Si le Lab’O est un véritable accélérateur pour permettre de faire émerger des entreprises, l’Industrie LAB a cette vocation d’accompagner plus largement le tissu industriel orléanais.

    Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si lors de l’inauguration, outre les occupants du Lab’O et les deux collectivités qui ont assuré le financement, plusieurs entreprises étaient représentées. Et c’est avec un grand intérêt qu'elles ont pu assister aux démonstrations des différents outils.

    Injection plastique, thermoformage, coulée sous vide, usinage 5 axes... Sans oublier certains petits outillages de base et les équipements de maquettage, le panel est complet. Et c’est probablement ce qui a le plus impressionné les visiteurs qui ont pu aussi découvrir comment l’on passe d’une itération à l’autre pour parvenir au produit définitif, prêt à entrer en phase de production.


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    • L’Industry LAB, un outil pour tous

      Les 600 m2 d’atelier sont à la fois le signe de l’excellence au cœur du Lab’O mais également un outil ouvert. Pour pouvoir bénéficier de l’ensemble de ces matériaux industriels, la seule exigence est de faire partie de l’association.

      La tarification est évidemment adaptée. On imagine en effet mal un étudiant ou un demandeur d’emploi s’acquitter de la même somme annuelle qu’une entreprise de plus de deux cents salariés.

      Reste que si l’on est en phase de recherche d’emploi et qu’une idée venait à émerger qui ne demande qu’à devenir réalité, l’Industry LAB devient un lieu précieux. Et ce d’autant plus qu’un programme de formation innovant doit permettre à chacun de garantir la sécurité d’utilisation mais également une autonomie dans la réalisation de son projet. C’est ainsi qu’est née la LAB Academy.

      De fait, même si plusieurs professionnels sont présents pour répondre à des interrogations, les équipements sont ainsi mis en libre-service avec une location à l’heure dont le coût reste très modeste.