Les Brèves

  • 17 M€

    C’est le budget consacré (hors gros projets comme le passage à l’électrique des bus TAO) aux actions du Plan Climat 2019-2025.

La Métropole bientôt territoire à énergie positive !

Plan climat

Le conseil métropolitain a voté à l’unanimité les actions de son Plan Climat, jeudi 31 janvier. Objectif : faire de l’Orléanais un territoire à énergie positive et 100 % renouvelable d’ici 2050. La première étape devrait déjà permettre de faire baisser la consommation d’énergie de 12 % d’ici 2025. 

« C’est une délibération importante. La Métropole affiche une ambition volontariste en tendant à devenir un territoire à énergie positive et 100 % renouvelable d’ici 2050 » expliquent Christian Braux, vice-président d’Orléans Métropole délégué à l’environnement et Christian Dumas, vice-président délégué à l’énergie et à la transition énergétique, « six axes stratégiques sont développés dans ce plan d’actions : les bâtiments, l’énergie, l’urbanisme, la mobilité, la gouvernance et l’accompagnement. »

Une plateforme territoriale

Parmi les chantiers initiés, il y a l’élaboration d’une plateforme territoriale permettant de recenser les dispositifs existants en matière de rénovation énergétique à destination des particuliers comme des entreprises. « L’idée est de collaborer avec la Région et l’ADIL-Espace Énergie. » Le but étant d’offrir à tous une meilleure visibilité de l’offre existante. Un travail de conception qui devrait être achevé pour les prochaines élections. L’objectif étant une rénovation thermique massive des bâtiments résidentiels et tertiaires, de l’ordre de 2 500 logements rénovés par an soit 75 000 d’ici 2050. Autre levier pour les élus, l’amélioration énergétique des bâtiments publics aussi bien en termes de construction que de rénovation.

Énergies renouvelables

Parmi les 32 actions du Plan climat, on trouve la réalisation d’un schéma directeur de l’énergie mais aussi l’établissement d’un inventaire cartographique multi-énergies renouvelables. « On sait qu’il y a un potentiel dans la métropole au niveau du photovoltaïque et de la géothermie » commente Christian Braux, « souvent on dit que cela va coûter plus cher mais comme pour l’isolation avec des constructions bois/paille, on sait qu’il y a des retours sur investissement extrêmement rapidement. »

Pour l’élu, il y a aussi matière à récupération énergétique dans la valorisation de l’énergie produite par « l’UTOM avec l’incinération des déchets ou encore celle d’usines comme Duralex avec son four. » La mobilité est aussi l’un des volets de réduction des émissions de gaz à effet de serre utilisés dans cette première étape du plan d’actions. L’occasion de rappeler que la Métropole a fait le choix de passer l’intégralité de la flotte de bus en 100 % électrique d’ici 2024. Pour les élus, il y a également une amélioration des franchissements de Loire à réaliser pour les piétons et les vélos mais aussi le réaménagement de la RD2020 en faveur des modes alternatifs à la voiture. Sur ce point, Orléans Métropole est ambitieuse car l’idée est d’augmenter d’ici 2050 la part des déplacements en vélo de 107 %, les trajets pédestres de 44 % et ceux en transport collectif de 53 %... tout en baissant de 17 % la part de la voiture. Une réalité qui ne pourra prendre corps que si les habitants en sont acteurs, d’où la volonté de les accompagner dans le changement de leur pratiques. « Il faut assurer la montée en compétences des habitants comme de l’ensemble des acteurs du territoire sur les questions liées à la transition » insiste Natacha Billet, la directrice de l’environnement et des risques d’Orléans Métropole. Pour l’heure, le plan d’actions du Plan climat devra être validé par la DREAL Centre-Val de Loire au mois de février. Une consultation publique aura lieu ensuite au printemps (mai-juin).

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