Les Brèves

    Catherine Secq Plume et plantes !

    Après une carrière dans l’horticulture, Catherine Secq a décidé de laisser libre cours à sa passion pour la littérature. Elle vient de publier son premier roman policier Meurtre Bénévole où il est question de meurtre mais aussi de plantes… gaëla messerli


    Loirétaine depuis 35 ans, Catherine Secq, après une vie professionnelle consacrée à l’horticulture et au végétal, a renoué avec l’une de ses passions : la littérature. Retraitée depuis août dernier, elle n’a cependant pas attendu d’être libérée de ses obligations pour se lancer dans la recherche d’un sujet et tremper sa plume dans les énigmes policières. « J’ai mis trois ou quatre ans avant la publication car il y a eu des impasses qui m’ont ralentie. Faire des recherches, trouver son style… prend également du temps » explique cette grand-mère installée à Orléans pour se rapprocher de sa fille et de sa petite-fille qu’elle chérit tout comme Josiane Bombardier, la commissaire, personnage principale de son roman policier. Il faut dire que Catherine Secq a deux grandes passions dans la vie : les plantes et la littérature. « On m’a toujours dit que j’avais une facilité à écrire. À l’école, j’avais de bonnes notes en rédaction mais avec la carrière, une maison avec un grand jardin et la famille, j’ai mis cela en stand-by. »

    Des corons au Loiret

    Celle qui vient des « corons » tout comme son époux et qui est arrivée dans le Loiret avec le travail de celui-ci est une matheuse. « J’ai fait un bac C. J’adorais résoudre les problèmes mathématiques car c’est un peu comme des énigmes. » Un goût pour la résolution que l’on retrouve également dans le roman policier. Un genre littéraire vers lequel Catherine Secq s’est tournée sans hésitation. « Je n’aime pas le roman noir, j’aime ce qui est drôle et fait passer un bon moment. » Une touche que l’on peut retrouver à travers les petits croquis et dessins illustrant notamment les notes de son héroïne. « C’est une laborieuse. Pour chacun de mes personnages, j’ai besoin de penser à quelqu’un afin de les rendre vivants. »

    « josiane bombardier pourrait être une bonne copine »

    Mais pour comprendre l’origine de ce premier roman et des deux autres qui vont suivre très vite, difficile de faire l’impasse sur sa formation d’ingénierie agricole. « J’ai fait mes études à Rouen et Paris. En 1977, lorsque j’ai eu mon diplôme d’ingénieur, j’ai postulé dans les cochons mais on n’a pas voulu de moi parce que j’étais une femme ! » Ce sera donc les plantes et l’excellence végétale qui feront sa carrière. Catherine Secq a fini celle-ci en occupant des fonctions nationales dans le domaine. Même si Josiane Bombardier, son héroïne, n’est pas un double littéraire, on peut y retrouver quelques traits de sa créatrice. « C’est la première femme commissaire » indique Catherine Secq, « elle aime le rock, le blues et pourrait être une bonne copine » Le végétal lui aussi est bien présent au fil des pages car l’auteure milite pour une vulgarisation scientifique « qui soit de manière non scolaire ! On peut faire de l’électricité avec les plantes ! L’homme n’est rien sans le végétal » commente celle qui est à l’origine des votes du public en matière de roses label Rouge au Jardin des Plantes. Pour publier ses romans, Catherine Secq a opté pour l’auto-édition afin de maîtriser les étapes de la publication et même si elle ne boude pas l’idée d’aller à la rencontre des libraires locaux, l’ancienne ingénieure agricole se voit bien présenter ses policiers… lors de foires aux plantes ! Elle fait vivre aussi la commissaire Josiane Bombardier sur le net sur https://commissairebombardier.com

    Pour ce qui est de l’avenir, notre « jeune auteure » le vit au fil des mots et à travers une présence aussi au sein de l’association Arts et littératures au pluriel. Pourquoi pas, après ces trois aventures de Josiane Bombardier, écrire également un polar qui se passerait à Orléans ! Catherine Secq est toujours aussi animée par son amour pour les plantes et souhaiterait s’investir dans une association s’intéressant aux invasives. « J’ai découvert récemment un pied d’ailante et lu une thèse du Muséum national d’Histoire naturelle sur le sujet qui le désigne comme “ l’arbre fou “ »


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    • CV

      24 juillet 1956 : Naissance à Avion (62).

      1977 : Diplômée de l’école supérieure d’Ingénieurs et de Techniciens pour l’Agriculture (ESITPA)

      Février 2019 : Parution de Meurtre bénévole (ebook déjà disponible à la vente www.librinova.com/librairie/catherine-secq/meurtre-benevole)