Les Brèves

    CPF : 2019, une année de transition

    Compte personnel de formation

    Depuis ce 1er janvier, le compte personnel de formation n’est plus crédité en heures mais en euros. Présentation du dispositif, qui ne sera toutefois pas totalement opérationnel avant 2020.

    Avec une deuxième réforme de la formation professionnelle, après celle de 2014 qui marquait le passage du DIF au CPF, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Votée en septembre 2018, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » marque un nouveau tournant. Désormais, le compte professionnel de formation est crédité en euros et non en heures. Le gouvernement a souhaité uniformiser les choses avec un barème de 15 euros de l’heure, fixé selon une moyenne des coûts horaires de formation constatés en 2018. « Outre cette monétarisation du CPF, le financement des formations est désormais assuré par la Caisse des dépôts et consignations. Le CPF reste mobilisable pour maintenir son niveau de qualification ou accéder à un niveau supérieur », souligne Stéphane Bon, Directeur Régional du Conseil en Formation à l'AFPA Centre-Val de Loire. Autre nouveauté : toutes les formations menant à une certification professionnelle reconnue sont éligibles au CPF.

    Une application : plus de simplicité

    Jusqu’alors, un salarié à temps plein cumulait 24 heures sur son CPF par année de travail pendant quatre ans, puis ensuite 12 heures par année de travail supplémentaire, jusqu’à atteindre un plafond de 150 heures. Depuis le 1er janvier 2019, le CPF est alimenté à hauteur de 500 euros par an dans la limite de 5 000 euros pour un salarié à temps plein. Pour mobiliser vos deniers pour vous former, il faut vous tourner vers un Opérateur de compétences (OPCO), qui remplace les Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA). 2019 sera toutefois une année de transition. La réforme du CPF ne prendra tout son sens qu’en 2020 lorsque tous les compteurs seront automatiquement convertis en euros avec l’accès à une application dédiée. Elle permettra de connaître ses droits, choisir sa formation parmi un catalogue, mobiliser le financement, s’inscrire à la formation et l’évaluer. En somme : davantage de simplicité.

    Fini le CIF, place au CPF de transition

    Si votre formation dépasse le budget dont vous disposez sur votre CPF, il est possible de bénéficier d’un abondement de votre entreprise, de Pôle Emploi ou de la région (en période de chômage) ou encore d’un Opérateur de compétences. Une dernière nouveauté est à noter : le congé individuel de formation (CIF) disparaît au profit du compte personnel de formation de transition. « Il permet toujours de financer une formation si l’on désire changer de métier dans le cadre d’une reconversion. Les euros cumulés sur le CPF servent à financer la formation. Le salarié bénéficie d'une rémunération minimale déterminée par décret. La rémunération due au salarié est versée par l’employeur qui est ensuite remboursé par la commission paritaire interprofessionnelle régionale », conclut Stéphane Bon.

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    • Une aide à la mobilité

      Plutôt méconnue, la possibilité de financer le permis de conduire B grâce au CPF est une opportunité pour les salariés, les demandeurs d’emploi ou les étudiants qui auraient travaillé et cumulé des crédits. « C’est une solution de financement qui répond aux intérêts des auto-écoles et des élèves. C’est un passeport important pour trouver un travail, surtout en province », confie Brenda Da Silva, responsable de l’agence Saran Conduite. Pour profiter du dispositif, l’auto-école doit être reconnue comme organisme de formation professionnelle et l’obtention du permis B doit contribuer à la réalisation ou à la sécurisation d’un projet professionnel.