Les Brèves

  • SpaceTrain au Salon du Bourget

    SpaceTrain s’expose ! Le projet sera présent au Salon du Bourget, du 17 au 23 juin et en mai, à la Cité des Sciences à Paris. Plus près de nous, il sera possible d'apercevoir le prototype lors des essais sur le monorail de 70 m à Cercottes, cette année. Pour rappel, l’héritier de l’aérotrain devrait circuler à une vitesse moyenne de 500 km/h avec des pointes à 720 km/h. 100 kg d’hydrogène sont nécessaires à ces 600 km d’autonomie. Selon les versions, la navette devrait accueillir de 140 à 250 passagers. Son coût de réalisation est de 8 millions d’euros par kilomètre contre 19,7 millions d’euros du kilomètre pour la LGV Méditerranée. L’objectif reste de réaliser les essais sur rails en 2021 et une commercialisation d’ici 2025. 

Une association pour soutenir Spacetrain

TRANSPORTS

Le projet SpaceTrain, version moderne de l’aérotrain, est sur de bons rails. Une association regroupant des élus vient d’être créée pour soutenir le projet qui permettrait de relier Paris à Orléans en quinze minutes.

Gaëla Messerli

Lorsqu’il s’agit de relier Orléans à la Capitale, il ne faut pas laisser passer le train ! C’est un peu l’impression que l’on pouvait avoir, fin décembre, à l’annonce de la création de l’association SpaceTrain réunissant trois élus de bords politiques différents siégeant à la Région, Florent Montillot, maire-adjoint d’Orléans, Marie-Agnès Linguet, maire de Fleury-les-Aubrais et Philippe Fournié, vice-président de la Région Centre-Val de Loire en charge des transports, bien décidés à faire du lobbying auprès du Préfet, de l’État et même de la SNCF pour obtenir l’aboutissement du projet SpaceTrain en terres orléanaises.

Des bureaux rue Jeanne d’Arc !

Contrairement à son concurrent Hyperloop (NDLR : qui a obtenu l’aval de ses essais par le préfet du Limousin), « SpaceTrain est français. Ses bureaux vont être installés au 41 rue Jeanne d’Arc à Orléans, le premier train à hydrogène a été mis en place en Allemagne par Alstom… » plaide Florent Montillot. Pour Marie-Agnès Linguet, la plateforme de retournement pourrait être à hauteur du Pont de Joie à Fleury avec une liaison via le téléphérique de Citévolia et côté parisien, la gare serait installée à Austerlitz ou Porte d’Italie. Pour l’élue fleuryssoise, le projet est révolutionnaire pour la métropole orléanaise. « Qu’est-ce qu’on risque ? »

Pour l’heure, alors que la société SpaceTrain travaille sur l’assemblage du prototype de la navette à échelle ½ dans son laboratoire à Cercottes qui doit permettre de valider les données simulées sur ordinateur, il reste à obtenir un arrêté préfectoral permettant l’utilisation des rails de feu l’aérotrain de Jean Bertin. Celui-ci est actuellement la propriété de la Direction de l'Immobilier de l'État (anciennement France Domaine). Le directeur général de SpaceTrain Émeuric Gleizes a d’ailleurs rendez-vous, début février, avec Jean-Marc Falcone, le préfet et devrait être accompagné des élus de l’association. Interrogé lors des vœux à la presse, le préfet a indiqué ne pas s’opposer aux essais si les conditions en matière de sécurité sont réunies. L’association quant à elle ne compte pas se cantonner, selon Florent Montillot, au périmètre loirétain car elle souhaite intégrer dans ses rangs également le président de la commission transports de la région Île-de-France pour peser dans les négociations.

Une exploitation par la SNCF ?

On a souvent fait de la SNCF, le fossoyeur du projet de Jean Bertin. SpaceTrain est un concept que développe la société éponyme mais l’exploitation pourrait très bien être déléguée à la société nationale des chemins de fer français. « On peut collaborer » indique Émeuric Gleizes, le directeur général de SpaceTrain. C’est là qu’intervient l’association de soutien. Florent Montillot compte en effet utiliser ses contacts afin d’obtenir un rendez-vous avec Guillaume Pépy. « Nous sommes un accélérateur de particules » indique l’élu orléanais.

De même, le béton ou l’alliage métallique pourront être utilisés pour réaliser l’infrastructure servant à supporter la navette selon les partenariats envisagés. « Les deux options sont possibles. Il faut être adaptable » commente le patron de SpaceTrain. Élus comme porteurs du projet SpaceTrain regardent aussi du côté de la recherche locale, avec des collaborations déjà avec des étudiants de Polytech’ notamment, et des entreprises régionales pour le développement du SpaceTrain.

Les Brèves