Les Brèves

    Tous Orléans veut se faire une place

    Collectif citoyen à orléans

    Créé il y a un peu plus d’un an, le collectif citoyen Tous Différents, Tous Orléans a cartographié une liste de 22 lieux à réinvestir dans la ville. Une démarche toujours sans objectif électoral, insistent ses membres. B.V


    Sur la place orléanaise, ils sont trois. Trois associations ou collectifs citoyens qui disent se rassembler pour phosphorer et ébaucher des pistes d’action pour l’avenir de la cité johannique. Parmi ces trois entités, il y a donc Orléans 2020, qui soutient officiellement Olivier Carré, le CitLab de Philippe Rabier et, donc, le « Think Tank » Tous Différents, Tous Orléans. Ce dernier présentait en début de semaine son bilan après un an d’existence. Au printemps, il s’était fait remarquer en proposant une évolution des fêtes johanniques. En juin, il a également lancé un questionnaire intitulé « Orléans, parlons-en », qui a permis de mesurer les envies des Orléanais pour le futur. En dépouillant les réponses, un manque en termes de marchés a ainsi émergé. Certains participants ont aussi pointé le besoin « d’ouvrir » certains lieux au public, comme le Lab’O. La piste d’un « tiers-lieu » – un endroit mélangeant diverses activités – a aussi été explorée. D’autre part, par le biais de « balades urbaines », le collectif a mis en ligne une carte « des lieux à réinventer et à réinvestir » dans la ville d’Orléans. On y trouve notamment le Palais des Sports, le Stade et la Dalle de La Source ou le Jardin du Couvent des Minimes (notre photo). Pour ce dernier lieu, situé en plein centre-ville et pratiquement inconnu des habitants eux-mêmes, les membres du collectif verraient d’un bon œil qu’il serve de lieu d’expo, voire de guinguette urbaine.

    « Réfléchir à la ville »

    Ces premières réflexions sont celles d’un collectif qui continue d’affirmer qu’il ne poursuit aucun objectif électoral en vue des prochaines municipales. « On n’est pas dans le non-politique, on est dans le non-partisan », nuance Jérôme Bornet, ancien des Jeunes Socialistes du Loiret, tout comme Yann Chaillou, qui font tous deux partie du bureau du collectif. Leur pedigree fait que les journalistes ont bien du mal à croire qu’ils se contenteront longtemps d’animer un club de réflexion. « On a vocation à réfléchir à la ville à l’horizon 2050 », se défend Yann Chaillou, qui ne fait pourtant pas mystère de son « envie d’être élu ». Mais ceci est une autre histoire qui se décidera dans d’autres sphères.

    Le collectif Tous Orléans fait d’ailleurs plutôt état de ses 1 860 abonnés sur Facebook. Et surtout de 80 membres, dont Loïse Fabre, cette dernière expliquant, à 21 ans, avoir intégré le collectif dans un « esprit participatif » et parce que le « plan politique » (sic) ne « l’intéresse pas ».

    Une chose est sûre, cependant : ce collectif citoyen compte au moins peser dans les discussions qui seront amenées sur la table d’ici les prochains mois. « Il y a beaucoup de candidats qui se sont déjà déclarés, mais finalement peu de propositions… », s’amuse d’ailleurs Yann Chaillou. 

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    • Retour à Orléans

      Ancien président des Jeunes Socialistes du Loiret, Yann Chaillou avait quitté le PS en 2017 puis embauché comme assistant parlementaire François de Rugy. Devenu Marcheur dans l’intervalle, il avait un temps émigré à Nantes pour les besoins de la cause. François De Rugy ayant abandonné le perchoir pour le ministère de la Transition écologique et solidaire, Yann Chaillou est lui de retour à plein temps sur Orléans.