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    C’est en tout cas ce qu’affirme Didier Nourault : « Au 1er octobre, on est en hausse par rapport à la saison dernière, en nombre comme en volume. Et la campagne n’est pas terminée. » Le budget sera par ailleurs de 3,7 M€. « Il indique une fourchette dans laquelle on sera classé, mais pas la place. » Prudence, toujours. 

« Je veux qu’on soit des chiens »

Orléans Loiret Basket

L’OLB commence samedi soir sa saison de Pro B. Avant le premier entre-deux de l’année, Didier Nourault, le président du directoire, vise d’abord un état d’esprit « conquérant », sur le parquet et en dehors.

b.v

La conquête, bis. En 2017, ce slogan était déjà celui de l’OLB. Cette année, rebelote. Trop de conquête ne nuirait-elle pas à la conquête ? « Cette saison, c’est la conquête, année 1, sourit Didier Nourault. La saison dernière, c’était la conquête, année 0. » Voilà qui en dit long sur l’état dans lequel se trouvait l’OLB à l’intersaison 2017. Un an plus tard, le malade se porte mieux, selon son président. « Tout le monde tire dans le même sens », assène Didier Nourault. Et d’après lui, le club s’améliore au quotidien dans son expression collective, pas seulement sur le terrain, mais à tous les étages. Même si le président orléanais n’est pas encore entièrement satisfait : « il faut que chacun d’entre nous monte son niveau d’exigence », appuie-t-il. Des exemples ? « Nous avons intensifié la préparation physique des joueurs, en qualité et en quantité. Mais aussi les soins. Le staff travaille encore plus en équipe. Et au-delà, le boulot est plus transversal. Le haut niveau, c’est ça. » Le centre de formation, dont la direction a été confiée à Stéphane Paty, a bénéficié de cette volonté d’évolution. Le mobilier des jeunes, et notamment la literie, a ainsi été changé pour un investissement de 15 000 €. Et visiblement, ce n’était pas du luxe.

Sans McAlarney, c’est mieux ?

Sur le terrain, Germain Castano, le coach, a promis « plus de dureté » cette saison. L’effectif, stable par rapport à l’an dernier, s’est vu adjoindre trois Américains, dont un ancien de Liga ACB, Michael Fakuade en l’occurrence. Bien sûr, Kyle McAlarney et Marcellus Sommerville, deux figures historiques, sont partis. Mais leur départ n’amènera-t-il pas le groupe à se souder encore plus, sans attendre l’exploit de ces deux joueurs majeurs ? Didier Nourault se faufile : « l’an dernier, on avait de supers-mecs, mais leur profil n’était peut-être pas totalement adapté à la Pro B. Cette année, on a des joueurs jeunes, qui ont tous moins de 30 ans. » Comprenez : qui ont faim, et se reconnaissent dans le projet. À l’intersaison, l’un d’eux aurait même repoussé des offres de Pro A pour continuer à Orléans.

Alors oui : personne au club ne parle de la remontée immédiate comme d’un objectif à atteindre absolument en fin de saison. Question de prudence. De manque d’ambition ? « Évidemment que l’objectif est de remonter en Jeep Elite, soutient Didier Nourault. Mais ce n’est pas en le claironnant partout qu’on l’atteindra. Moi, ce qui m’intéresse, c’est la démarche. Les résultats n’en sont que la conséquence. » Il n’empêche : l’OLB serait bien inspirée de prendre le train en marche dès le printemps 2018. Car le président orléanais le confirme, la saison 2019-2020 ne verra qu’une seule accession de la Pro B vers la Pro A. À moins que des barrages se mettent en place d’ici là. « Je me battrai pour ça », insiste Didier Nourault, qui martèle par ailleurs un discours offensif : « L’an dernier, j’ai été frustré quand on a perdu des matchs alors qu’on menait de 15 points. Cette année, je veux qu’on soit des chiens. » À Orléans, vu le surnom de ses habitants, cette image fait sens plus qu’ailleurs. 

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