Les Brèves

    Les chiropracteurs ouvrent leurs portes

    Santé à Orléans

    Quatre chiropracteurs exercent aujourd’hui sur la métropole orléanaise. La semaine prochaine (15-20 octobre), ils proposent des bilans gratuits à l’occasion de la semaine nationale de bilans vertébraux. Focus sur cette discipline encore méconnue.

    b.v

    La France compte aujourd’hui un millier de chiropracteurs. « Nous formons une petite famille, mais nous ne sommes justement pas assez nombreux pour diffuser une grande image de notre discipline », note Fanny Précy, chiropracticienne exerçant dans le centre-ville d’Orléans. Sur toute la métropole, leur communauté se réduit à la portion congrue : ils sont quatre, et donc forcément bien occupés.

    Dans l’esprit de beaucoup, la chiropraxie se résume pourtant à des manipulations diverses pour soigner les maux de dos. Le chiropracteur, cousin éloigné de l’ostéopathe ? « Il y a une grande ambiguïté, répond Fanny Précy. On a tendance à nous mettre dans le même panier, alors que le travail du chiropracteur est axé sur le système nerveux. » Pour faire simple, le ‘chiro’ « stimule des petits récepteurs localisés dans les articulations, sur les ligaments ou les tendons pour informer le cerveau d’une correction à apporter dans des zones touchées. » Pas que des « techniques mécaniques », donc, mais beaucoup de travail de touchers et d’apposition des mains. « Cela reste très doux », résume Fanny Précy.

    La cause, plus que le symptôme

    La chiropraxie s’adresse à toutes les catégories d’âge, du nourrisson à la personne âgée en passant par l’adolescent et la femme enceinte. Le chiropracteur travaille essentiellement sur la cause d’une gêne. « On ne doit pas écouter que la douleur, car elle n’est véhiculée que par 20 % du système nerveux, explique la praticienne. De plus, nous ne travaillons pas que sur le dos, mais sur des difficultés de sommeil, de stress, etc. » Pour ce faire, un plan de traitement s’étend généralement sur plusieurs séances. « Nous sommes des thérapeutes, pas des rebouteux », insiste en souriant Fanny Précy. Pourtant, on ne peut pas dire que la médecine dite « conventionnelle » se précipite pour envoyer sa patientèle vers la chiropraxie… Cependant, même si l’assurance-maladie n’effectue pas le remboursement de ses séances, une liste de mutuelles longue comme le bras les prend, elles, en charge. Et de plus en plus de kinésithérapeutes déclarent travailler avec des chiropracteurs.

    La semaine prochaine, ceux-ci ouvrent la porte de leurs cabinets lors de la semaine nationale de bilans vertébraux. Fanny Précy, comme ses collègues orléanais, effectuera des bilans gratuits (RDV obligatoires) à destination de toute la famille. « Cela permet de voir où en est un corps, de voir comment les enfants marchent, si une scoliose se profile etc. » Bref, en un mot, c'est l’occasion de « faire le point ». 

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    • Comment devient-on « chiro » ?

      Fanny Précy a fait cinq ans d’études post-bac pour obtenir son diplôme. Dans les pays anglophones, la chiropraxie est plus développée qu’en France, où cette discipline reste encore à la marge. « À l’étranger, je n’ai pas besoin d’expliquer mon métier ! », plaisante cette praticienne orléanaise.