Les Brèves

    Au parc Pasteur : Le compost la joue collectif

    Projet citoyen

    Le participation d’habitants au budget participatif de la Ville d’Orléans a permis d’implanter des composteurs de quartier au parc Pasteur, mais aussi aux Chats Ferrés. Une initiative qui devrait être amenée à se multiplier. 

    Les membres du collectif à l'initiative de l'installation de composteurs de quartier ont pu découvrir vendredi dernier leurs « bébés » au cours d'une présentation organisée par la Ville d’Orléans et la Métropole. Au total, 50 familles – 30 au parc Pasteur et 20 au niveau des Chats Ferrés – se sont lancées dans l'aventure du compostage collectif. Accompagnée de deux « coachs déchets », Hélène Peroceschi, chargée de mission Prévention déchets, a fait un point sur la bonne utilisation du composteur avec les habitants. En clair, équilibrer les apports humides (épluchures de cuisine...) avec la matière sèche, ici les feuilles mortes et branchages broyées du parc Pasteur. « Au bout de neuf mois à un an, il sera possible, pour les habitants, de venir récolter leur compost », explique Hélène Peroceschi.

    L’idée de cette initiative est venue d'Henri, qui habite près du Théâtre. « Je compostais déjà chez quelqu'un, raconte ce dernier. J'ai saisi l'occasion du budget participatif. » Pour Orléans, ce sont environ 10 000 € qui ont été déboursés pour équiper les deux sites en composteurs de 1 000 et 750 litres. « En moyenne, le coût se situe autour de 3 000 €, mais pour le site des Chats Ferrés, en milieu urbain plus dense, il a fallu plus d'aménagements », précise la chargée de mission. Côté pratique, chaque participant possède une clef afin d'accéder au composteur, donc n'imaginez pas déposer votre trognon de pomme au parc Pasteur… « On ne souhaite pas que le lieu devienne une poubelle, indique-t-on à la Ville. Mais si cela se passe bien, nous pouvons imaginer d'autres implantations selon la demande. » 

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    • Déjà 120 composteurs collectifs

      Jouer collectif n'est pas nouveau : en effet, « plus de 120 sites existent déjà dans la métropole, souvent au pied des immeubles, mais on ne les voit pas, explique Hélène Peroceschi, chargée de mission Prévention déchets. Ce genre d'installation est possible lorsqu'il y a une volonté de la copropriété. »