Les Brèves

    « Cohérents avec ce qu’on a vendu »

    Stéphanie Rist, députée du Loiret

    Présente à Tours lundi pour désigner le candidat LREM sur le perchoir de l’Assemblée nationale, Stéphanie Rist, députée de la 1re circonscription du Loiret, a fait cette semaine le bilan de la première année d’action du Gouvernement. Et selon elle, il est...positif.

    b.v

    Les temps sont durs pour le Gouvernement. Affaire Benalla, démission de Nicolas Hulot, flou artistique sur le prélèvement à la source, mécontentement des retraités… La séquence estivale n’a pas été des plus fastes pour l’exécutif. Mais Stéphanie Rist, elle, partage de vrais motifs de satisfaction. Parcoursup, par exemple. « On a tenu nos engagements, affirme la députée du Loiret. Aujourd’hui (vendredi dernier, ndlr), 84 étudiants n’avaient pas de place dans le Loiret. Ils étaient 179 l’an dernier. En outre, les étudiants ont gagné en pouvoir d’achat sur cette rentrée : le prix de l’inscription en licence a diminué, le prix du ticket de Restau U est gelé, le coût de la Sécurité Sociale a baissé. Tout cela est positif. » L’éducation au sens large, un sujet sur lequel, selon Stéphanie Rist, la majorité n’a pas à rougir. « Quand on dédouble les classes de CP et de CE1 – 17 dans 6 écoles de La Source – , ce sont de vraies mesures structurelles et sociales, on n’est plus dans le symbole », se satisfait l’élue, qui met une bonne note générale – « 15/20 » – au Gouvernement pour sa première (grosse) année d’exercice.

    « Il va falloir voir les résultats »

    Un poil généreuse, la députée du Loiret ? Et la mauvaise publicité faite par Alexandre Benalla, alors ? « Je m’attendais à me faire « lyncher » sur cette histoire mais, honnêtement, seulement deux personnes m’en ont parlé, assure Stéphanie Rist. Je ne dis pas que ce qu’il s’est passé est bien, mais de là à en faire une affaire d’État… » Pour l’élue, les Français sont davantage préoccupés par leur pouvoir d’achat. Mais « ils verront qu’il augmentera en début d’année prochaine », promet la députée, qui sait aussi que la Santé est un autre terrain sur lequel la majorité sera attendue. « La question du numerus clausus n’est pas le sujet le plus important. Oui, il faut augmenter le nombre de médecins, mais il faut aussi faire « monter » les métiers intermédiaires, comme les infirmières. Ce qui compte aussi, c’est l’organisation sur un territoire : si on est organisé, les professionnels viennent s’installer. » Ancienne cheffe de service au CHRO, Stéphanie Rist affirme que des progrès en termes d’offres se font déjà sentir : « il y a un dynamisme qui n’existait pas il y a deux ans. »

    Enfin, la démission de Nicolas Hulot du Gouvernement a rappelé à tous l’urgence climatique et environnementale dans laquelle la planète s’est plongée. François de Rugy, animal politique s’il en est, arrivera-t-il à faire bouger ces lignes qu’Hulot a renoncé à chatouiller ? « Je pense qu’il va être un bon ministre, jauge Stéphanie Rist. Ministre, c’est un sport, c’est aussi accepter qu’on ne puisse pas gagner à tous les coups. Je regrette Nicolas Hulot, mais il a quand même eu beaucoup d’arbitrages positifs. Les lobbys ? C’est normal qu’il y en ait. Nous-mêmes, députés, nous faisons du lobbying dans les ministères ! »

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    • Sa vie d’élue

      Désormais membre de la commission des affaires sociales, Stéphanie Rist explique qu’après une première année à prendre la mesure de sa fonction, elle va désormais s’autoriser une « prise de parole plus autonome ».