Les Brèves

    « Pas de croissance sans le numérique, ni sans les femmes »

    Trophées "les femmes de l’économie centre Val-de-loire"

    La 4e édition des trophées « Les femmes de l’économie Centre-Val de Loire » s’est déroulée mercredi 4 juillet à l’Hôtel de ville de Tours. L’occasion de récompenser des parcours de femmes de la région à l’heure où les inégalités entre les hommes et les femmes dans la sphère professionnelle sont toujours bien présentes...

    marie olympe deroubaix

    Pour Dominique Crochu, « les femmes ont un rôle à jouer dans la transition numérique. » Cette ex-directrice du digital au sein de la Fédération Française de Football a insisté sur le fait qu’« il n’y aura pas de croissance sans le numérique, ni sans les femmes », dans son discours d’ouverture de la 4e édition des trophées des femmes de l’économie de la Région. À la suite de son intervention, Pierre Commandeur, conseiller régional délégué au numérique, a regretté qu’il n’y ait que « moins de 10 % de femmes dans les formations Bac +5 liées au numérique ». Pour lui, « il faut montrer l’importance de la mixité dans ces métiers », tout comme pour Béatrice Delaunay, conseillère municipale déléguée auprès du maire de Tours : « il faut faire évoluer les mentalités ensemble ! »

    Des écarts de salaire encore importants

    Si Nadia Bensrhayar, directrice régionale aux droits des femmes et à l'égalité, a de son côté souligné « des avancées », notamment en France, elle déplore que « les inégalités entre les femmes et les hommes perdurent dans le monde. » Elle a d’ailleurs mis en avant une étude alarmante : « les inégalités mondiales dans le travail ne s’estomperont que d’ici 2186 si rien de change... » En ce qui concerne le Centre-Val de Loire, les femmes touchent encore aujourd’hui 18 % de moins que leurs homologues masculins, un chiffre qui monte à 20 % de moins quand elles sont cadres. En parallèle, Nadia Bensrhayar met en évidence que le travail domestique (cuisine, ménage, courses, soins aux enfants), est plus pesant pour les femmes que pour les hommes, avec « une moyenne de 3h50 de travail domestique par jour pour les femmes, soit une heure de plus que les hommes ».

    Les lauréates

    Le Trophée Femme Chef d’Entreprise prometteuse a été décerné à Gaëlle Le Bouffau qui, à seulement 28 ans, est la présidente directrice générale de Wine&box (Indre-et-Loire). Anne-Ségolène Abscheidt, directrice générale d’Escem Business School (Indre-et-Loire) a reçu le Trophée Femme Dirigeante. L’un de ses récents succès est notamment la réouverture l’an prochain d’un Master Grande École au sein de l’établissement. Laurence Landry, coordinatrice atelier chez Agir (Indre), a reçu le Trophée Femme Innovation Sociale. Sylvia Vénus, directrice création et développement chez Corolle (Indre-et-Loire) a reçu le Trophée Femme à l’International. Fabienne Lecuyer, dirigeante d’Imageimages (Indre-et-Loire) a reçu le Trophée Femme Digitale et enfin Estelle Piaulet-Beninca, présidente de PB Solutions (Loir-et-Cher) a reçu le Trophée Femme Chef d’Entreprise. Lors des différents discours des gagnantes, beaucoup ont souligné l’importance de ne pas opposer les hommes et les femmes, mais plutôt d’arriver à une symbiose où les inégalités auraient disparu.

    Sylvia Vénus a notamment déclaré, avec beaucoup d’émotions : « mes trois enfants et mon conjoint sont ma force dans tout ce que j’entreprends. »

    Les Brèves

    • Nathalie François, une orléanaise en finale

      Zoom sur...

      Nathalie François, dirigeante de Frimouss'signes/Forma'Signes a été finaliste du prix Femme Innovation Sociale. Son entreprise, basée à Orléans depuis sa création en 2015, a vocation à initier des professionnels au langage des signes pour simplifier l'accueil et l'acte d'achat entre le commerçant et le client sourd. « Je suis la première en France à proposer ce service », explique Nathalie François. Elle a même aidé un maire à adapter son texte juridique en langage des signes pour procéder à un mariage !