Les Brèves

    C’est un sacré « Boui Boui » que voilà !

    Du neuf en bord de Loire

    La capitainerie a pris de nouvelles couleurs avec l’apparition d’une guinguette qui, à la différence de la Sardine, structure privée et associative, est cette fois une entreprise commerciale avec tout ce que cela comporte de taxes et d’investissements.

    philippe hadef

    Pourquoi le Boui Boui ? On pourrait y trouver de nombreuses raisons mais plutôt que de tirer des plans sur une comète hasardeuse, c’est Killiane Hervoin qui nous donne l’explication : « Le Boui Boui, c’est l’image d’une guinguette populaire. On a une carte qui correspond à cet esprit. On n’est pas réellement un restaurant ni un bar... On est un vrai Boui Boui », ajoute-t-elle en souriant.

    Un sourire qui ne doit pas toujours être de mise car cette cheffe d’entreprise, déjà propriétaire du Charbon vient, avec le Boui Boui, d’ouvrir un nouvel établissement avec les mêmes contraintes qu’un lieu permanent. Une installation qui a nécessité un investissement d’environ 100 000 euros ce qui explique notamment que le bail ne soit pas proposé sur une seule année. Reste que pour une première expérience sur la base d’un contrat conclu pour une durée de sept ans, il était difficile d’appréhender la réaction des Orléanais avant l’ouverture alors que ces derniers peinaient parfois à faire le chemin jusqu’à la Capitainerie.

    Mais quand les portes virtuelles de cet espace se sont ouvertes... Ce fut la ruée. Aidé par une météo clémente, le Boui Boui a débordé de clients. « Je pense que tout le monde était dans l’attente pour tester ce que nous allions faire ».

    Des enseignements à tirer

    Alors évidemment, la perfection n’existe pas. Et quand on ambitionne de faire des produits frais, locaux avec un approvisionnement quotidien dans un espace de stockage qui a ses limites... Et bien on en arrive à ne plus être en capacité de répondre à la demande. « Imaginez, ajoute Killiane, que dimanche dernier nous avons fait 400 couverts dans la journée et reçu au total 1 500 clients, ce qui est une moyenne les jours de beau temps » dans des conditions d’hygiène certes irréprochables mais avec seulement trois mètres carré de cuisine. Imaginez le tour de force ! C’est plus impressionnant que Top Chef.

    Alors à l’évidence, si le Boui Boui manque d’espace, il est probable qu’au fil des mois, et l’effet découverte passé, la clientèle se fasse moins massive. Mais cette première année servira d’expérience à la propriétaire. « Nous tirerons un bilan à la fin de la saison et j’envisage déjà d’ajouter un container pour doubler notre capacité de stockage et agrandir la cuisine. Mais pour cela, il faudra revoir la municipalité et espérer qu’ils pourront nous accorder cette capacité nouvelle ».

    « dimanche dernier nous avons fait 400 couverts dans la journée et reçu au total 1 500 clients »
    Killiane Hervoin, gérante du Boui Boui

    En attendant, le Boui Boui continue de prendre ses aises en installant des transats que la clientèle appréciera forcément. Quoi de plus agréable que de regarder la Loire filer devant soi et admirer les changements de lumière qui font de ce fleuve sauvage un lieu magique.

    Les Brèves