Les Brèves

    Le « grand 8 » pour boucler la boucle

    Orléans, une part de l’histoire de France

    Des fêtes toujours aussi populaires, quelques nouveautés et un Premier ministre pour venir rappeler l’importance de l’événement au plan national... Les fêtes johanniques ont fait vibrer les foules même si quelques incontournables difficultés ont fait réagir les Orléanais sous le soleil brûlant de ce 8 mai.

    philippe hadef

    Mathilde avait débuté sous quelques gouttes d’eau le 29 avril porte de Bourgogne, elle a terminé en eau le 8 mai au soir par la remise de l’étendard... Un moment fort qui marquera à jamais son existence.

    Mais dans l’intervalle de ces neuf jours, quelques éléments nouveaux sont venus démontrer que rien n’est jamais figé. L’émergence de cette association des anciennes Jeanne est une de ces initiatives qui pourraient, dans les années à venir, faire rayonner encore un peu plus cette chaîne vivante de celles qui ont figuré et portent témoignage de ces fêtes à travers les époques.

    Le village médiéval, lui aussi, a connu une affluence record. Sous un soleil de plomb, les stands ont donné le ton. Si un cahier des charges précis leur impose un décor médiéval, on aura noté que l’on ne plaisante pas avec les anachronismes comme lorsque ce commerçant a vu sa machine à glace à l’italienne évacuée sans négociation... Il ne fallait pas sortir des clous !

    7 et 8 mai, deux jours intenses

    Discours poignant du maire Olivier Carré, embrasement de la cathédrale, Set Électro, défilé du 8 mai... En quarante-huit heures la ville est devenue une fourmilière où les générations s’entremêlent. Ce n’est que dans l’après-midi du 8 mai, sous un soleil d’été – ce qui a suscité quelques malaises – que tout s’est finalement figé.

    Le temps pour Édouard Philippe, chef du gouvernement, ancien professeur d’université à Orléans, de distiller des messages à la foule et notamment de rendre un hommage appuyé à tous ces Français « qui, à un moment de leur existence, pour des motivations qui leur appartiennent ou parce que les circonstances l’exigent, ont choisi de faire passer la défense de leurs valeurs et de leur pays, avant leur vie. L’actualité récente nous en a donné un bouleversant exemple avec le sacrifice du colonel Arnaud Beltrame (salve d’applaudissements). De même que chaque année, des milliers de jeunes hommes et femmes, guère plus âgés que l’héroïne qui nous réunit aujourd’hui, s’engagent dans les forces de sécurité pour défendre leur pays et leurs compatriotes. Une démarche qui est toute aussi profonde et valeureuse que celle de Jeanne d’Arc, six siècles plus tôt ».

    Quelques instants plus tard, Olivier Carré, remettait en perspective pour le féru d’histoire qu’est Édouard Philippe, l’ensemble des évènements qui ont marqué le sort de notre nation.

    D’autant qu’en coulisses, l’inscription des fêtes johanniques au patrimoine immatériel de l’humanité est un enjeu majeur pour lequel le gouvernement aura son rôle à jouer.

    Mais à Orléans, le président de la Métropole l’a rappelé, ce sont aussi les Carnutes et l’unité gauloise autour de Vercingétorix, c’est Attila arrêté net dans sa conquête aux portes de notre ville. Ce sont aussi les « Capétiens qui y ont construit les fondements du royaume de France en reliant Paris et Orléans et en y installant la capitale de ce fragile royaume... ». Et évidemment, « la délivrance d’Orléans en 1429 qui change le cours de la guerre de Cent ans de ce qui aurait pu être une autre destinée de la France ».

    Orléans, capitale régionale, ainsi remise en perspective dans le long défilé de l’histoire, a ainsi dévoilé à celui qui dirige la France, ce que cette ville a donné et conservé pour qu’aujourd’hui encore nous puissions nous retrouver autour de l’étendard et du drapeau tricolore... Voilà un 8 mai qui, plus que d’autres, aura servi au rayonnement de la cité johannique.

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