Les Brèves

    De Brest, le tonnerre gronde...

    Fleury Loiret Handball

    Les Panthères débuteront les play-offs ce dimanche avec la réception du Brest Bretagne Handball au Palais des Sports. Éliminer ce très gros morceau sur une double confrontation serait considéré comme une véritable perf'… B.V


    Ça y est, elles entrent dans le dur. Après une saison régulière qui les a vues terminer à la 7e place du championnat, les Panthères de Fleury sentent cette semaine l’effluve appétissante des matchs à élimination directe. Face à elles se dressent de redoutables brestoises, deuxièmes de la saison régulière et récentes vainqueurs de l’ogre messin en Coupe de France. Le Brest Bretagne Handball : un club qui regorge d’internationales français (Pineau, Darleux, Herbrecht…), soutenu par tout un territoire et dont la puissance économique n’a pas grand-chose à voir avec celle du FLH version 2017-2018. « C’est bien simple, explique Antony Tahar, le manager général des Panthères. Brest a 4,5 M€ de budget et annonce même 5 millions pour l’an prochain. Ils ont fait signer des joueuses à 18 et 25 000 € par mois. Ils ont aussi 2 500 abonnés et 1 500 places VIP à chaque match… » En comparaison, le club fleuryssois a annoncé en début de saison un budget d’1,5 M€. Et même si le FLH tourne cette saison à 1 800 spectateurs de moyenne au Palais des Sports, l’écart sur le papier reste objectivement considérable entre les deux clubs. « Brest sera bientôt capable de rivaliser avec des équipes du Final Four de la Ligue des Champions », prévoit même Christophe Cassan, l’entraîneur des Panthères.

    « Rien à perdre ! »

    Alors, il n’y aurait plus qu’à fermer les yeux et attendre tranquillement la correction ? Si, au FLH, tout le monde reconnaît que passer ce quart de finale serait une véritable « surprise », il existe quand même des motifs d’espérance pour faire douter les Bretonnes. En septembre dernier, les Fleuryssoises ne s’étaient ainsi inclinées que de trois buts (29-26) à la Brest Arena au terme d’un match où elles avaient longtemps résisté à la puissance de feu finistérienne. « Brest n’est pas toujours d’une souveraineté incroyable à domicile », fait d’ailleurs remarquer Antony Tahar. Une « pression » inhérente à leur statut de larges favorites pourrait aussi peser sur les épaules des Bretonnes. Côté terrain, si Christophe Cassan dit « ne pas voir beaucoup de failles » chez les Brestoises, il sait que celle-ci disposent de gabarits costauds et « hauts » que la vivacité de ses joueuses pourraient embrouiller. « Il y a un déséquilibre morphologique sur lequel il faudra jouer, table le technicien fleuryssois. À nous, aussi, de ne pas faire d’erreurs, d’être hyperdisciplinées et de ne pas empiler les pertes de balle. »

    Évidemment, personne n’en voudra aux Fleuryssoises de se faire sortir par cette machine de guerre qu’est le BBH. Tout dépendra encore de la manière et de l’attitude. Car Antony Tahar le concède, la septième place de saison régulière a laissé un goût d’inachevé au FLH. « Je pense qu’on pouvait faire mieux », juge le manager général. Signalons tout de même qu’en cas d’élimination, la saison ne serait pas terminée pour les Fleuryssoises, qui joueraient des demi-finales et une finale synonymes de matchs de classement. En attendant… Taïaut ! 

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