Les Brèves

  • À SAVOIR

    Entreprise

    Une boîte qui a du ressort !

    La société Ressorts Lacroix existe depuis 1951 et est installée à Meung-sur-Loire avec ses 45 salariés. « Des ressorts ? Il y a des millions, de toutes formes, dans tous les secteurs d’activité ! », détaille Yohan Dutheil, le PDG de la société. Si comme tous les intervenants, il note la facilité qu’offre la structure régionale Dev’Up pour participer à ce type de grands évènements industriels, le dirigeant n’hésite pas à se poser la question : faut-il privilégier un grand salon parisien ou tenter de se positionner sur quelques autres grands salons régionaux ? S’il aura, certes, pris quelques contacts et rencontré certains fournisseurs, le responsable de la société Ressorts Lacroix, 10e entreprise française dans son secteur d’activité en volume de chiffre d’affaires, ne voudrait pas manquer de… ressort en mettant tous ses œufs dans le même salon. On imagine même que, dans l’esprit du PDG de la société, la question trouvera sa conclusion quand il fera le bilan réel du retour généré par sa présence à Paris.

    Entreprise

    La preuve par vingt…

    Vingt salariés, vingt ans d’existence, la société Orléans Laser s’installe pour la seconde fois au Midest et apprécie, comme tous, l’accompagnement de Dev’Up. « Avant, on avait un salon à Orléans », explique Gérard Virique, le PDG de cette entreprise spécialisée dans la découpe laser installée à Orléans. Pas nécessairement emballée par l’édition 2017, le dirigeant a néanmoins décidé de retenter l’aventure en 2018 et les résultats sont déjà plus encourageants. « On a déjà eu, lors de cette première journée, des contacts intéressants », annonce-t-il avec un sourire qui exprime l’espoir de conclusions positives dans les semaines à venir.

    D’ailleurs, Orléans Laser pourrait bien décider de doubler la mise dans un avenir proche. « Oui, pourquoi pas un autre salon en complément de ce grand rendez-vous parisien ? ». Là encore, il s’agira d’analyser les propositions avec précision, comme la découpe que propose ses lasers à l’industrie, l’agriculture et même le design…

    Salons

    GL Events, encore eux !

    GL Events continue à progresser sur le marché des congrès et salon. L’entreprise a en effet racheté à Reed Expositions le salon Midest, salon de la sous-traitance dont la dernière édition avait rassemblé 1 400 exposants et accueilli 35 000 visiteurs.

La sous-traitance s’expose et s’exprime

Midest 2018, le salon de la sous-traitance

Au salon Midest de la sous-traitance industrielle organisé à Villepinte le 28 mars dernier, la Région Centre-Val de Loire a « affiché ses savoir-faire » en matière de mécanique de précision, d’usinage ou de tôlerie. Tout ce petit monde exposait sous pavillon Dev’Up, la nouvelle agence régionale de développement économique. philippe hadef


Ils sont venus des quatre coins de la région. Pour la plupart des entrepreneurs présents ce mercredi 28 mars dans la région parisienne, le Midest de Villepinte est le seul salon sur lequel ils s’affichent durant l’année. Et pour chacun des responsables ayant fait le déplacement, la démarche de Dev’Up, l’agence régionale de développement économique, et la capacité de cette dernière à gérer l’ensemble du projet en livrant les stands clé en main, expliquent en partie cette appétence pour cet événement du monde de l’industrie.

« Cette année, on fait du business ! »

« C’est vrai que l’on ne s’occupe de rien et cela nous permet de ne pas mobiliser trop nos personnels », confirment sur place de nombreux chefs d’entreprise de TPE ou de PME. « Et puis, paradoxalement, outre les contacts que l’on peut espérer sur ce genre d’événements, cela nous permet de nous rencontrer. Car, finalement, on ne se voit que très peu, voire jamais… », regrette le PDG de Orléans Laser (45), qui a pu glaner déjà quelques contacts intéressants dans sa besace.

« nous ne sommes pas des chasseurs de primes ! »
Hubert Bridier, PDG d’Antalia (41)

Pour la plupart de ces représentants régionaux, l’aérospatiale, l’aéronautique et l’armement sont au cœur de leur métier. Et ce qui les rassemble, c’est l’extrême précision des pièces qu’ils ont à traiter et leur savoir-faire qui leur permet de profiter eux aussi de la reprise. Pour Actimeca, installée à Nazelles-Négron (37), ce salon est déjà un bon cru. « Oui, cette année, on fait du business et j’ai bon espoir d’avoir quelques retours concrets… », se réjouit le représentant de l’entreprise. Pourtant, au passage du président de Région, François Bonneau, l’industriel veut attirer l’attention de la collectivité, qui a notamment en charge la formation. « Nous sommes parfois obligés de refuser des clients et certaines machines ne tournent pas, car nous manquons de personnel qualifié en tournage ou fraisage !, invective l’entreprise. Et croyez-moi, c’est difficile de dire non à un client ! »

« On veut voir les impôts diminuer ! »

Encore une fois, c’est toute la problématique de l’attractivité de ces métiers qui pose question. « Et c’est l’une des raisons pour lesquelles il serait important que les régions prennent la maîtrise de l’orientation », répond le président de Région. Pas certain, néanmoins, qu’il aboutisse à faire évoluer les choses, alors même que le Gouvernement souhaite décharger les collectivités régionales de la formation professionnelle des apprentis pour les offrir aux filières professionnelles.

Hubert Bridier – PDG d’Antalia, à Mer (41) – qui a vu ses effectifs passer de huit personnes à quarante en l’espace de quinze ans, pointe aussi l’accès aux aides comme principal problème pour les PME. Et d’expliquer à François Bonneau : « nous ne sommes pas des chasseurs de primes. On préfèrerait voir les impôts diminuer plutôt que l’on nous propose des aides ! » 

Les Brèves

  • 230 000 emplois par an

    Si la guerre commerciale entre les USA et la Chine ne vient pas plonger le monde économique dans une crise sans précédent et rompre la croissance qui s’annonçait pérenne, l’emploi pourrait bien décoller en France pour l'industrie. Les projections prévoient en effet la création de 230 000 emplois par an jusqu'en 2025. Seul problème majeur : les entreprises ont le plus grand mal à recruter et cela freine concrètement leur croissance.