Les Brèves

    Cheminots, communistes : même combat !

    Politique

    Dans le Loiret, les membres du Parti Communiste ont renouvelé leur message de soutien aux cheminots. Ils souhaitent qu’on « entende » leurs arguments et les expériences de ceux qui travaillent sur les rails de la SNCF. C.S


    À Orléans, les cheminots en colère contre la réforme des chemins de fer sont non seulement soutenus par les syndicats, mais aussi – ce n’est pas vraiment une surprise – par les communistes du Loiret. Samedi dernier, des membres du parti étaient ainsi présents sur le marché de Fleury-les-Aubrais. Mardi, ils ont distribué des tracts en gare de Fleury-les-Aubrais. « Plus de 30 000 exemplaires ont été imprimés dans le Loiret », précise Mathieu Gallois, secrétaire départemental du PCF 45. Le but ? « Aller à la rencontre des usagers » des transports ferroviaires afin de les sensibiliser et leur faire connaître le statut des cheminots.

    « Ce système suscite trop de fantasmes »

    « C’est un système particulier qui suscite des fantasmes : il y a des droits mais aussi des obligations, et ça, le Gouvernement n’en dit pas un mot, lance à ce sujet Bruno Lacroix, conseiller municipal d’opposition PCF à Fleury et lui-même cheminot. La SNCF n’est pas la seule entreprise à fonctionner comme ça. Les cheminots ne sont pas dans le précaire, mais on les cumule quand même beaucoup... » « Période d’essai d’un an, formation d’un an minimum, maîtrise de plusieurs technologies, disponibilité toute l’année… » : les cheminots estiment que la population n’est pas informée sur leur statut et comptent se faire entendre.

    Se déplacer, un « droit fondamental » ?

    « Les conséquences de la mise en place de la réforme du Gouvernement seraient désastreuses pour les cheminots, mais aussi pour les usagers », affirme de son côté Mathieu Gallois. Les premiers, qui ont connu « 9 000 suppressions de postes depuis 2009 », ne veulent pas d’une « privatisation totale de la SNCF décidée à (leur) place par des politiques ». Ils souhaitent que leurs expériences « de terrain » soient entendues et « prises en compte » dans la réflexion. Les seconds, utilisateurs des trains, pourraient, selon les communistes, subir « plus de retard » et « une hausse des tarifs ». Le PCF 45 se pose donc la question : « est-ce qu’on considère le droit de se déplacer comme un droit fondamental ? Et dans ce cas, doit-il être soumis à la rentabilité ? » Car pour les membres du parti, la réforme de la SNCF dessert le transport en France au profit de la rentabilité. « Cette réforme n’apportera pas de l’air dans les poumons du service public, affirme un membre du PCF, cheminot depuis trente-cinq ans. Pourtant, le service public est une nécessité. » 

    Les Brèves

    • Au programme

      Mardi prochain, les cheminots et le PCF 45 se rendront en gare d’Orléans pour une action auprès des usagers. Ils donneront ensuite rendez-vous à ces derniers le 17 mai à Fleury-les-Aubrais, pour un grand débat sur la réforme.