Les Brèves

  • Un registre sur l’accessibilité

    Depuis la loi de 2015 pour l’égalité des droits et des chances, les établissements recevant du public doivent être accessibles à tous. Depuis, un guide d’aide à l’élaboration d’un registre public d’accessibilité a été produit. Il s’adresse d’abord aux propriétaires et aux exploitants. Mais il permet aussi d’informer les usagers sur le degré d’accessibilité des établissements et des prestations de ces derniers. 

Handicap… ou pas cap’ ?

Commerçants d’Orléans

Le temps d’une journée, la Jeune chambre économique d’Orléans et des associations liées aux handicaps ont investi les Halles Châtelet, avec pour ambition de sensibiliser et d’informer sur l’accueil des handicapés dans les commerces.

claire seznec

Dans nos commerces de centre-ville, l’accès aux personnes handicapées est parfois compliqué. Mais un autre paramètre entre en compte : l’accueil de ces potentiels clients. « Le constat est désastreux : les chiens d’assistance et les chiens guides sont souvent refusés dans les commerces, affirme Perrine Hérard, le directrice de la commission « Et’Pattes et Moi » de la Jeune chambre économique d’Orléans. Et ce refus est contraire à la loi. »

Plus que par mauvaise volonté, les commerçants agiraient surtout par manque d’information et de formation. Comment faire pour accueillir une personne handicapée selon son handicap (visuel, auditif, de mobilité) ? Comment éviter les maladresses ? Pour les aider à répondre à ces questions, la commission « Et’Pattes et Moi » souhaite se faire pédagogue. Elle a ainsi créé une journée de sensibilisation, jeudi dernier, aux Halles Châtelet, à destination des commerçants de la métropole d’Orléans.

Vers une formation obligatoire ?

Quoi de mieux, pour sensibiliser au handicap, que d’être mis en situation réelle de handicap ? Un parcours « dans le noir » avec une canne blanche et un chien guide ; un parcours en fauteuil roulant dans Orléans ; un atelier sensoriel sur le toucher et l’odorat ; une découverte du braille et une initiation à la langue française des signes… Commerçants, mais aussi passants, ont pu se mettre dans la peau d’une personne en situation de handicap. Pour compléter ces ateliers, une formation sur l’accueil et le handicap, dispensée par Tom Raybaud, le président de l’Association des chiens guides d’Orléans, a été donnée à ceux qui le souhaitaient. « À Orléans, 60 % des commerçants sont favorables à une formation obligatoire de ce type, précise Perrine Hérard. Les 40 % restants estiment ne pas en avoir forcément besoin. » Reste qu’à terme, c’est bien l’objectif de la Jeune chambre économique d’Orléans : porter un projet devant le Gouvernement afin de rendre obligatoire auprès des commerçants une formation au handicap. « Cela prendra plusieurs années. Mais nous allons déjà essayer d’exporter le concept de cette journée de sensibilisation dans d’autres villes françaises. »

« au niveau des chiens-guides, le constat est désastreux »
Perrine Hérard, directrice de la commission Et’Pattes et Moi 

Les Brèves

  • En bref

    Rue du Petit-Puits : Y’en a dans le bocal !

    Il y a un mois, le salon de thé Suite et faim a ouvert ses portes dans le quartier des Halles. Tenu par l’ancien gérant du T-Bird et du Bouche à oreille, il propose uniquement du fait maison. On y déguste des boissons chaudes, des pâtisseries gourmandes, mais on peut aussi y déjeuner. Les plats sont présentés dans des bocaux. Une originalité !

    Rue de Bourgogne : À en perdre la boule…

    Avez-vous déjà pensé à jouer à la pétanque en sirotant une bière dans un bar ? C’est bientôt possible grâce au concept lancé par le bar Au cochonnet, à Orléans. Les travaux se sont terminés le week-end dernier. L’ouverture est prévue ce samedi à partir de 17 h. Ça sent le soleil et l’été qui arrivent !

    Place Gambetta : De ses propres mains !

    Quelques mois après son ouverture, L’Éco Bocal (magasin de produits en vrac) lance des ateliers "zéro déchet". Le premier a lieu le jeudi 29 mars à partir de 18h30, et est animé par le mouvement orléanais Zéro Déchet. Que ce soit pour s’initier ou pas, c’est l’occasion de créer un baume hydratant et un tawashi, une éponge écologique. L’atelier coûte 15 €, à régler sur place.