Les Brèves

    Très drone...

    Aérodromotion

    La terre vue du ciel ? C’est possible grâce à l’utilisation d’un drone, un engin qu’une micro-entreprise ingréenne, Aérodromotion, propose, sur la métropole, à de multiples usages. B.V


    Le drone, c’est le futur. C’est aussi déjà le présent, Amazon ayant par exemple annoncé qu’elle utiliserait un jour ce robot pour livrer ses clients. En octobre dernier, c’est Airbus qui a fait voler pour la première fois un... drone-taxi ! « Les drones génèreront certainement des emplois et, dans le même temps, des métiers (comme les géomètres) risquent de sérieusement évoluer grâce au traitement de l’image », estime l’Orléanais Christophe Beaubras, qui a créé en février 2017

    Aérodromotion, une micro-entreprise de capture numérique par drone. L’engin qu’il met à disposition de sa clientèle peut agir en de nombreuses circonstances : prises de vue classiques, reconstitutions en 3D, thermographie, mais aussi observations d’implantations urbanistiques ou prospectives de projets architecturaux. « Google Earth, c’est très bien, mais ce n’est pas actualisé et ce ne sont pas les mêmes angles de vue… », argumente Christophe Beaubras, par ailleurs passionné d’aéromodélisme et pilote d’ULM. « Un drone peut être très utile quand un maire veut réviser un PLU ou quand un service patrimoine veut inspecter un ouvrage. On gagne un temps fou, c’est d’une précision chirurgicale et, en plus, on a à faire à un outil vraiment magique… »

    « Une activité hyper légiférée »

    Un outil magique à ne pas mettre entre toutes les mains : pour pouvoir voler, le pilote d’un drone doit d’ailleurs passer sous les radars d’une multitude d’interlocuteurs : préfecture, mairies, district aérien militaire et Direction de la Sécurité de l’Aviation Civile Interrégionale doivent entre autres donner leur accord pour le survol d’une zone donnée. Il arrive cependant que des « dronistes » prennent parfois des libertés avec la réglementation. Christophe Beaubras dit de son côté de ne pas plaisanter avec la sécurité, car « un drone peut faire des dégâts. Voler est un acte responsable, il faut le faire dans les règles de l’art ». Ce à quoi s’astreint le fondateur d’Aérodromotion, qui détaille quelques points à bien respecter : « dès qu’on veut voler en agglomération ou qu’on se trouve à moins de 150 m d’un regroupement de personnes, il faut une autorisation de la préf. Le survol de personnes est interdit. » Celle-ci ne l’avait évidemment pas donné lorsque des drones avaient survolé quelques centrales nucléaires de la région en 2015. Ces aéronefs s’étaient alors offerts, malgré eux, un coup de pub à moindre frais…. 

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    • Beau bébé

      Il existe sur le marché toute une gamme de drones, mais celui qu’utilise Christophe Beaubras pour ses activités professionnelles est un quadrirotor d’1,3 kg gyrostabilisé et équipé d’une caméra 4k. D’une valeur de 1 000 € environ, il peut voler jusqu’à environ 120 m de haut et peut tenir dans les airs environ une demi-heure en toute autonomie.