Les Brèves

  • En bref

    Région : Malaise à la DRAC

    Une intersyndicale (Snac-FSU, SNSC-Unsa, CGT Culture) des agents du ministère de la Culture a dénoncé, fin février, le « mal-être des personnels de la Direction Régionale des Affaires Culturelles » basée à Orléans. Une « crise sans précédent » secouerait en ce moment la DRAC du Centre-Val de Loire, qui conduirait « les personnels à endurer, subir, craquer les uns après les autres » et déstabiliserait « l’ensemble du service, tant sur le plan du travail que sur celui des relations humaines ». L’intersyndicale déplore le silence du secrétariat général du ministère de la Culture. Elle dit aussi craindre « un drame » si les problèmes rencontrés (management, organisation du travail, comportements…) ne se résolvaient pas rapidement.


    Innovation : 48 h … chrono !

    Le Global Service Jam émerge pour la 8e année consécutive à Orléans. Il est animé par Nekoé, acteur du territoire spécialisé dans l’innovation par les services. Le principe est simple et ludique : dans plus d’une centaine de villes à travers le monde, des équipes constituées (plusieurs dans chaque site) vont tenter, sur la base d’un seul mot, de réaliser un prototype sur un service innovant. Mais le tout ne sera pas seulement de faire, mais aussi de convaincre de sa pertinence et de sa capacité à exister. Outre ce travail de groupe, le Global Service Jam est aussi un vrai marathon qui permet, très sérieusement mais toujours dans la bonne humeur, d’imaginer l’avenir.

    Plus d'infos : Du 9 au 11 mars, au Lab’O.


    Lab’O : G-Keep lÈvE 1,5 M€

    Start-up installée au Lab’O, G-Keep a bouclé en fin d’année 2017 une levée de fonds d’1,5 M€ auprès du fonds d’investissement Loire Valley Invest et de trois investisseurs privés. Une démarche qui lui a permis de lancer la phase d’industrialisation de ses produits et de prévoir plusieurs recrutements. G-Keep propose à ses clients une solution dite de « carburant connecté », qui permettent de mesurer précisément les niveaux de carburant dans les réservoirs d’engins agricoles, d’engins de construction ou de véhicules de transports. L’objectif, pour les entreprises clientes, est notamment de se prémunir contre les vols de carburant, véritable fléau pour le secteur du transport. 

La Belle Paire, la belle affaire !

Insolite

Encore plus fort que la mode des claquettes-chaussettes ? Benoît Favard, un jeune Orléanais, a lancé sa propre marque de chaussettes, branchée et colorée. Il compte bien voir déferler ses modèles sur vos petons…

guillaume torrent

Le moral dans les chaussettes ? Très peu pour Benoît Favard, jeune entrepreneur et créateur de La Belle Paire ! Pour cet Orléanais de 22 ans, installé sur Paris pour suivre son Master en marketing, la chaussette est synonyme de joie, de gaieté, de couleur, et, qui sait – on lui souhaite – de succès commercial. Comment cette idée a-t-elle germé dans son esprit ? Pour mieux comprendre, il faut se plonger quelques années en arrière… Car la passion de la chaussette est présente depuis longtemps chez ce garçon : « depuis tout petit, j’aime assortir mes chaussettes avec mes vêtements. Le déclic est venu au collège, avec l’influence de la mode américaine et le style mêlant les baskets Vans avec des chaussettes longues. C’était un peu une manière de se distinguer avec des motifs et des couleurs rigolotes ! »

D’un germe d’idée à la création d’une entreprise, il n’y a qu’un pas, et c’est au retour d’un séjour à Londres, à l’été 2016, qu’il se lance, inspiré par les hommes d’affaires de La City portant des chaussettes apparentes et colorées avec leurs costumes. Benoît Favard a alors l’ambition de convertir les Français à ce style « so british ».

Un message à enfiler...

Le jeune homme a tout d’abord souhaité trouver un fabricant 100 % français pour ses produits. Ce fut rapidement chose faite, avec un fournisseur déniché près de Limoges. Pour la création de ses modèles, il put en outre compter sur le soutien d’artistes. Pour le moment, deux modèles sont disponibles : bleu ou rose avec des pois blancs. « J’aime l’art et je suis influencé par les expositions d’artistes qui me touchent. J’ai envie de transposer leur travail sur mes chaussettes, ainsi que porter des valeurs qui me tiennent à cœur, comme l’égalité homme-femme, ou encore la cause homosexuelle », ajoute-t-il. On a l’habitude de voir des tee-shirts, des pulls ou des sacs à dos avec des messages, parfois revendicatifs, alors pourquoi pas des chaussettes ?

Les couleurs de ses deux modèles sont le parfait exemple de l’esprit que Benoît Favard souhaite insuffler à sa marque : « ce sont des chaussettes mixtes, il n’y a pas de genre pour la chaussette. C’est justement bien plus intéressant de briser les codes et de voir des hommes porter le modèle rose et des femmes le bleu. »

Remplir un jour… son bas de laine

Avec des produits made in France, pour un prix en dessous de 15 €, Benoît Favard croit dur comme fer à son projet : « je vois de plus en plus d’hommes d’affaires du côté de La Défense porter des chaussettes de couleur. La récente mode au pantalon court, qui laisse apparaître la chaussette, me laisse beaucoup d’espoir ! » Mais pourquoi avoir choisi le nom de La Belle Paire ? « Je voulais un nom français et puis chacun y voit ce qu’il veut, c’est un nom rigolo ! », précise-t-il, un brin malicieux.

Pour cet Orléanais qui souhaite inclure sa ville de cœur dans le projet, en y organisant notamment des événements autour de ses produits, tout est à gagner, à entreprendre et il y a peu de choses à perdre : « Je suis encore étudiant. Je n’ai pas trop de pression. La première livraison arrive fin février et nous avons d’autres modèles en préparation ». Il espère maintenant que ses clients ne le laisseront pas tomber comme une vieille chaussette…

Plus d'infos

La Belle Paire 

Modèles disponibles sur www.labellepaire-shop.fr

Mail : contact@labellepaire-shop.fr

Facebook : La Belle Paire

Instagram : @labellepaireshop

Les Brèves

  • Justin Trudeau, futur fan de La Belle Paire ?

    Benoît Favard n’est pas le seul à aimer les chaussettes atypiques ! Et si un jour, ses modèles se retrouvaient aux pieds des grands de ce monde ? Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, est souvent scruté pour les modèles atypiques qui habillent ses pieds lors de ses apparitions publiques ou pour de grands sommets politiques internationaux. On peut notamment retrouver sur les réseaux sociaux des clichés de ses chaussettes tantôt roses, arborant la feuille d’érable du Canada, où figurent des héros de Star Wars ou encore le célèbre rainbow flag, symbole de la communauté homosexuelle.