Les Brèves

  • Quid de la « lumière bleue » ?

    Nos yeux sont sans cesse sollicités par des lumières artificielles (ampoules, téléviseurs, ordinateurs, GPS, enseignes de magasins…). Mais ces sources lumineuses peuvent présenter des « pics de lumière Haute Énergie Visible », appelée lumière bleue. Elle est notamment présente dans les LEDs. Le problème ? Elle est « quinze fois plus nocive pour la rétine » que les autres radiations lumineuses, « plus dangereuse que les UV » et aurait une influence sur les cycles du sommeil. Les personnes les plus sensibles ? Les enfants, car leur cristallin n’est pas totalement opérationnel. Il faut donc faire attention à ne pas trop les exposer aux écrans et/ou à leur mettre sur le nez des lunettes aux verres traités pour atténuer les effets de la lumière bleue. 

10 jours sans écrans : cap' ou pas cap' ?

Éducation

À l’école du Nécotin, à Orléans, les élèves ont participé à un défi : se passer d’écrans pendant dix jours d’affilée. Sans télé, sans tablette ni téléphone, que faire ? Des activités ont été proposées pour les enfants et leurs parents. Et le challenge a visiblement rencontré un petit succès...

claire seznec

Pendant dix jours, du 5 au 16 février, les 265 élèves de l’école du Nécotin et une centaine d’élèves de 6e du collège Jean Rostand, dans le quartier de l’Argonne à Orléans, se sont lancés dans un défi : ne pas regarder d’écrans, pas même la télévision. Initié par André Chwalscynski, le directeur de l’établissement, le challenge part d’un constat : une utilisation non contrôlée des écrans amènerait à un déficit d’attention chez les enfants. « C’était déjà le cas il y a dix ans avec la télé, précise le directeur. On estime qu’en réduisant le visionnage des écrans, la mémorisation et l’attention sont meilleures, le sommeil est plus paisible. » Pour lui, les écrans auraient donc une incidence pouvant aller jusqu’à la démotivation scolaire.

« Amener une réflexion »

Pour « tenir » dix jours sans écrans, des activités ont été proposées aux enfants et à leurs parents, les soirs de semaine et les week-ends, pour « compenser » : il y eut une conférence de Jeanine Busson, la présidente de l’association Enfance-Télé : danger ? (voir ci-contre), un jeu de pisteS pour découvrir Orléans, des jeux (de société, de combat, de sport) à faire en famille, de la lecture, et encore des créations de fresques à la craie ou avec des éléments naturels. « Pour motiver les enfants, nous avons mis en place une grille de points remplie en classe tous les matins avec les enseignants, complète André Chwalscynski. Mais s’ils n’ont pas tous les points, ce n’est pas dramatique. L’objectif est d’amener une réflexion, pas de juger ni de s’immiscer dans la vie privée des familles. » Car l’écran n’est pas mauvais en soi, il faut simplement en maîtriser la consommation, ce qui n’est pas forcément évident. Des facteurs indépendants de la volonté des enfants apparaissent, comme le grand frère qui regarde une vidéo ou la télé, allumée dans le salon. « Certains nous ont dit que ce n’était pas possible » de se passer de l’écran, affirme ainsi le directeur de l’école.

Sevrage total pour 45 élèves !

Au terme des dix jours de défi, vendredi dernier, 45 élèves ont réussi à ne pas regarder d’écrans du tout. « Les retours des parents d’élèves sont très positifs, constate André Chwalscynski. Ils souhaitent que ce défi soit reconduit chaque année, mais un peu plus tard dans l’année, aux beaux jours. » Lui espère que le défi s’étendra dès l’année prochaine aux écoles du secteur de l’Argonne, voire de Saint-Jean-de-Braye, et que les soutiens de la Ville d’Orléans, de l’USO, de l’OLB ou encore des Aselqo continueront en ce sens.

Les Brèves

  • 81,07?%

    C’est le taux de réussite des élèves au défi « 10 Jours sans écrans »