Les Brèves

    Cohérence

    La société a beaucoup évolué. Le marché du travail incite à la mobilité. Les couples trouvent eux des facilités pour rompre leur serment de mariage… Deux éléments qui pourraient paraître bien éloignés l’un de l’autre. Et pourtant !

    En décidant de modifier le zonage des vacances scolaires, c’est une partie de l’organisation familiale de bon nombre de Français qui se voit perturbée. L’agenda devient un casse-tête. Les périodes communes ont régressé. Inutile de nourrir l’espoir de rassembler les deux pans de votre vie familiale. Et pour ce qui est de l’accueil, les situations peuvent être diverses et certaines négociations avec la direction des entreprises compliquées, notamment dans les TPE, où les périodes de vacances sont souvent rythmées par l’activité.

    Et pour ce qui concerne l’accompagnement en période « non-scolaire » dans votre zone, n’espérez pas profiter durant l’accueil de votre enfant d’une activité de loisirs… Alors certes, tous ne sont pas concernés, mais c’est bien la première fois que les vacances de février et d’avril sont aussi étalées.

    Si par le passé, on pouvait se montrer critique face à ces choix qui impactent le rythme de l’enfant, ce sont aujourd’hui des dizaines de milliers de famille qui sont déstabilisées.

    Et on ne peut qu’espérer que pour les vacances d’été, les bruits de couloirs faisant état d’un possible zonage ne soient que des rumeurs colportées par de mauvais sires…

    À un moment où l’on parle de congés paternels, où l’on s’intéresse à la procréation médicalement assistée, peut-être serait-il intéressant de ne pas oublier ces enfants qui doivent jongler avec les ruptures parentales. Le plus inquiétant, à mon sens, est qu’il est fort probable que personne n’y ait pensé. Une décision de plus qui ne prend pas en compte la réalité de notre société d’aujourd’hui. Ça vous étonne ? Pas moi !

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