Les Brèves

  • Une tueuse au nom d’ange

    La tempête Éléanor, qui a balayé une partie de la France au début du mois de janvier, a fait payer un lourd tribut au pays. Six personnes sont en effet décédées des suites de son passage, tandis qu’un membre de la police fluviale de Paris était toujours recherché en fin de semaine et qu’un Allemand est suspecté d’avoir été emporté par les montées des eaux de l’Aube en crue. Un skieur de 21 ans, un agriculteur d’une cinquantaine d’années, un pompier volontaire de 64 ans, un ouvrier de Haute-Savoie, une nonagénaire isérois et un octogénaire de Saône-et-Loire ont en outre péri lors du passage d’Éléanor, dont les dégâts matériels en France ont été estimés à plus de 200 M€. 

La nature a fait des siennes

Vents violents et montée des eaux

Pendant une journée, les rafales de la tempête Éleanor ont soufflé la semaine dernière dans le Loiret, atteignant jusqu’à 111 km/h. Les sapeurs-pompiers du département sont notamment intervenus pour des arbres sur la chaussée. Il n’y a pas eu de blessé.

Claire Seznec

Après la tempête Carmen, une seconde tempête hivernale, appelée Éleanor, a soufflé en début d’année ses vents violents dans le Loiret, qui fut alors placé en vigilance orange. Les rafales ont commencé dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 janvier. Le pic venteux dans la métropole d’Orléans a été enregistré le 3 janvier, à 9 h, avec des rafales à 111 km/h. Cette journée-là, les sapeurs-pompiers du Loiret n’ont cessé d’intervenir. Dès 3 h du matin, le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) a comptabilisé 38 interventions. À 10 h, elles se sont chiffrées à 76 pour atteindre, en fin de journée, 110 interventions, dont douze à Orléans. « Même si le rythme était soutenu, ce n’est pas si exceptionnel que ça : le 11 décembre 2017, lors d’un gros coup de vent, les sapeurs-pompiers avaient réalisé 169 interventions entre 6 h et 20 h », précise le colonel Fabrice Chauvin, directeur départemental adjoint du SDIS 45.

71 communes touchées

En quoi les interventions des pompiers ont-elles consisté ? Le SDIS a compté « 85 chutes d’arbres et de mobilier urbain sur la voie publique ». À Orléans, la chute d’un arbre du jardin de la Vieille Intendance, dans la rue d’Alsace-Lorraine, a enfoncé le pare-brise d’une voiture garée en face. Mais il y a eu également « treize chutes de fils électriques et de téléphone », « une inondation due à la pluie », « sept protections de biens » (bâchage de toitures notamment), et « quatre reconnaissances », c’est-à-dire des vérifications suite à des appels de riverains. Signalons qu’il n’y a eu aucun blessé et uniquement des dégâts matériels, notamment des voitures stationnées touchées par la chute de végétaux.

Au total, 71 communes du Loiret ont connu des interventions sur leurs territoires. Le 3 janvier, les vents ont ensuite commencé à diminuer vers 17 h. Les parcs orléanais, fermés par sécurité, ont rouvert dans la journée du jeudi 4 janvier, lorsque les vents se sont calmés.

La montée des eaux

Depuis le 1er janvier, les eaux de la Loire n’ont, en outre, cessé de monter dans le Loiret. Le pont de Bonny-sur-Loire a même été fermé à la circulation. À Gien, et jusqu’à Nevers, la vigilance jaune pour les crues a été de mise. Au Pont de Gien, le lundi 8 janvier à 16 h, on a effectivement relevé une hauteur de 3,55 mètres d’eau dans le lit du fleuve. Au même moment, au Pont Royal à Orléans, on a relevé 1,92 mètre. Par mesure de sécurité, des barrières ont barré les accès aux chemins du bord de Loire de la cité johannique. La montée des eaux et le temps gris aura tout de même attiré de nombreux curieux le week-end dernier…

« 85 chutes d’arbre et de mobilier urbain sur la voie publique »

Les Brèves

  • 18 000

    Le nombre de foyers loirétains qui ont été privés d’électricité dans la nuit du 2 au 3 janvier. 500 foyers sont restés sans électricité la nuit suivante.