Les Brèves

    Marie Thorin : Opération diadème

    Faire mille choses à la fois : entre les cours en école de commerce, la course à pied et les sorties, cette Orléanaise représentera samedi le Centre-Val de Loire au concours Miss France. Le remportera-t-elle ? Pour l’heure, elle savoure l’aventure avec un plaisir non-dissimulé.

    Claire Seznec

    « Tic tic tic. » Ses ongles discrètement manucurés tapotent sur le verre de son smartphone un message dont le destinataire demeurera inconnu. Entre ses cils noirs de jais, elle nous voit, range son mobile et sourit. Du haut de ses 20 ans et de ses talons, noirs eux aussi, Marie Thorin, élue Miss Centre-Val de Loire cette année, a des airs de dame. Pourtant, jamais elle n’aurait pensé accéder à ce titre. « Les Miss m’ont toujours paru inaccessibles... Ça fait un peu bizarre de savoir que, cette fois, je serai derrière l’écran pour l’élection de Miss France », confie la jeune femme, rêveuse.

    A-t-elle le trac ? Pas encore car, pour l’heure, elle vit au jour le jour, investie à 100 % dans cette aventure. Elle cumule les cours à l’école de commerce (ESCEM) d’Orléans, le travail, la recherche pour intégrer un master en finances à Paris et les différentes obligations de Miss. Les journées sont chargées, et heureusement qu’elle aime « faire mille choses à la fois… » Pour décompresser, elle sort courir dans la cité johannique, une dizaine de kilomètres, deux à trois fois par semaine. « Quand j’en reviens, épuisée, comme je fais attention à ce que je mange, je pense tout de suite que je peux prendre un dessert le soir », sourit Marie Thorin. Surtout si c’est une tarte au citron meringuée…

    Fan de robes

    Début novembre dernier, à peine élue, Marie a dû préparer sa valise pour le voyage à Los Angeles en compagnie des autres Miss, dont l’élue d’Auvergne, qu’elle avait rencontrée en amont. « Il y a beaucoup de bagages, mais mieux vaut trop que pas assez », sourit-elle en énumérant toutes les robes de cocktail, de soirée, de pré-sélection et les autres tenues qu’il a fallu choisir et emmener. Juste avant de décoller pour les États-Unis, la jeune femme a essayé une dernière fois son costume régional. Il a été dessiné sur mesure par une créatrice balgentienne, Athena Pournara. « Avec ses fleurs de lys et ses couleurs bleue et dorée, il représente bien la région Centre et… il n’est vraiment pas ordinaire. J’aime beaucoup ! » Un bon point, car elle adore les jolies robes et se faire pomponner – « depuis petite, je suis une vraie fille ! J’ai joué à la poupée, jamais à ‘Action Man’ », plaisante-t-elle à demi. Il est vrai qu’on a du mal à l’imaginer « jouer à la guerre » dans sa chambre d’enfant à Mennetou-sur-Cher, entourée de son petit frère, de sa petite sœur et de ses parents. Quand Marie Thorin y retourne, elle y croise son père, maire de la commune « et qui a son nom dans le générique de L’école buissonnière, de Nicolas Vannier ! On est un peu la famille aux écharpes... C’est marrant de nous voir tous les deux en représentation. »

    « Un peu de pression »

    Marie Thorin n’avait jusqu'alors pas l’habitude de s’exposer ainsi aux regards des autres. Avant son élection en tant que Miss Loir-et-Cher, en avril 2016, elle était souvent dans sa bulle, préférant son cocon confortable et rassurant. Dans le comité départemental des Miss, elle avait même des difficultés à dire bonjour. Sa timidité s’est depuis envolée, sa réserve en public a été vaincue, même si elle reste discrète. Aujourd’hui, dès qu’elle vêtit l’écharpe de Miss, elle arrive à aller vers les autres et à échanger avec eux. « Ça révèle autre chose de moi, c’est une grande force : je peux prendre la parole », lance-t-elle, tout en confiant que, sur le plateau de TF1, face aux milliers de téléspectateurs de l’élection de Miss France, ce ne sera peut-être pas aussi simple...

    Mais avant tout, Marie Thorin profite de chaque instant. Notamment des répétitions, à Châteauroux, où va se dérouler le concours : « il y a un peu de pression, mais dès que j’enfile la robe, il faut courir à droite à gauche, se changer en quinze minutes… Ça passe tellement vite ! », raconte-elle avant de partir, toujours perchée sur ses talons, dans les rues d’Orléans. Derniers pas avant l’élection. « Clic, clic, clic. »

    « les miss m’ont toujours paru inaccessibles ! »

    Les Brèves

    • CV

      20/04/1997 : naissance à Romorantin

      2016 : élue Miss Loir-et-Cher

      2017 : élue Miss Centre-Val de Loire