Les Brèves

    De l’urbain jaillit la poésie

    Exposition

    Par un savant mélange de poésie et d’arts urbains, la galerie du château de l’Étang de Saran met à l’honneur trois artistes -dont deux Saranais-et un collectif de six graffeurs de la métropole orléanaise. Une plongée colorée, douce et pleine d’humour pour terminer l’année.

    Claire Seznec

    La métropole d’Orléans serait-elle une terre de street art ? Après le MUR d’Orléans et le collectif ROADS dédié aux arts urbains, la commune de Saran propose une exposition consacrée à plusieurs formes d’expression de la culture urbaine. Ce temps fort est l’aboutissement d’un projet participatif commencé au mois d’avril dernier par le Pôle culturel de la Ville. L’idée originelle repose sur la découverte de l’origami, des pochoirs, des broderies ou encore du « tricot urbain » qui recouvre les arbres et le mobilier urbain d’un manteau de laine.

    Le long d’un « itinéraire poétique » entre le parc du château de l’Étang et la place de la Liberté, les Saranais se sont exprimés grâce aux moyens d’expression et de création précités, comme un parcours vers l’exposition pure et dure de la galerie. Là, trois artistes (la street artiste parisienne Lily Luciole, la plasticienne saranaise Coralie Grandjean et le peintre saranais Kikor) et le collectif de graffeurs Quatre 5 Six ont placé leurs œuvres, offrant un panorama éclectique des arts graphiques et urbains. À bien y regarder, on oscille entre le végétal et le béton. Des papiers découpés, pliés, peints et mis en volume rappellent les feuillages d’arbres immenses. Plus loin un petit lapin vert au grand sourire semble se faufiler entre l’architecture, dans laquelle il semblerait qu’on puisse même entrer, au sens propre du terme. Des portraits photos tout en mosaïque, pochoirs et autres collages mettent aussi en exergue la condition féminine dans le monde urbain. Les pans de murs deviennent des toiles énergiques, colorées, rythmées par les sprays de bombes de peinture. Ainsi ces différentes formes artistiques métamorphosent l’urbain en poésie. Voire, elles font jaillir la poésie d’un urbain dans lequel nous ne voyons plus que du gris au quotidien…

    Les Brèves

    • C’est où, c’est quand ?

      Jusqu’au dimanche 31 décembre, il est possible de découvrir les réalisations de Poésies Urbaines dans le parc du château de l’Étang, à Saran, et dans la galerie. Le site est ouvert l’après-midi, mais il est fermé le lundi ainsi que les 23 et 24 décembre. Quant à l’entrée, elle est libre.

      Plus d'infos sur ville-saran.fr