Les Brèves

  • 1,75 %

    C’était, en septembre, la moyenne des taux de crédits immobiliers sur vingt ans établie par Meilleurtaux.com

2017 : ouf, pas de hausse !

Taux immobilier

Les professionnels ont cru un temps que l’année 2017 serait celle d’une remontée progressive des taux de crédit immobilier. Mais selon plusieurs indicateurs, cette hausse semble ne pas avoir eu lieu. C’est toujours le bon moment pour acheter...  

En mars dernier, les observateurs scrutaient avec attention les fluctuations du marché immobilier en France. Selon les réseaux d’agence, les ventes de logement paraissaient « en hausse » depuis le début de l’année, conséquence d’un relèvement des taux d’intérêt, amorcée depuis novembre 2016. « Les banques ont graduellement élevé leur taux de 1,40 % à 1,65 % pour un crédit de 20 ans dans notre réseau, faisait à l'époque remarquer, dans les colonnes du Monde, un courtier en ligne. Il faut s’attendre à rattraper les 2 % d’ici à fin 2017. »

Ces prévisions sombres paraissent finalement ne pas s’être concrétisées. Le 25 septembre dernier, le grand quotidien du soir revenait sur ses perspectives de début d’année et titrait sur cette « hausse des taux qui n’avait pas eu lieu. » D’après le courtier Meilleurtaux.com, ceux-ci se seraient en effet stabilisés, sur des crédits de vingt ans, à 1,75 %. « Le scénario noir d’une forte hausse des taux des crédits freinant brutalement le marché immobilier ne semble plus à craindre en 2017 », était-il ainsi synthétisé en septembre. Un répit qui semble toutefois être de courte durée : selon un expert du marché, « les taux de crédit sur 20 ans devraient se diriger vers 2,50 % courant 2018, ce qui correspond au niveau de l’automne 2014. Mais il n’y a pas de raison de s’inquiéter. »

Des emprunts plus longs

Cependant, même si l’augmentation des taux n’a pas atteint les proportions tant redoutées, la hausse des prix ne s’est, elle, pas démentie sur le territoire national. Aussi les banques semblent se tourner vers un allongement de la durée de l’emprunt. Celui-ci atteindrait aujourd’hui 18 ans en moyenne. Et selon le porte-parole de Meilleurtaux.com, cité dans les colonnes de L'Express, « les banquiers se sont tous mis à proposer des prêts sur 20, 25 ou 30 ans afin d’élargir leur cible. » Les ménages les plus modestes, c’est-à-dire ceux bénéficiant d’un pouvoir d’achat réduit, seraient les premiers gagnants de ce revirement.

« il n'y a pas de raison de s'inquiéter »

En province, où les prix sont restés plus stables qu’à Paris, cette évolution serait même d’autant plus fructueuse pour les futurs propriétaires. Précisons ainsi que, dans le Loiret, le prix de vente médian au m2 d’appartements anciens a ainsi baissé de 1,8 % entre le 31 mars 2016 et le 31 mars 2017 (il avait augmenté de 2,7 % pour les appartements neufs dans le département).

C’est (encore) le moment

Plus que jamais, et la globalité des acteurs du marché le disent, il est donc encore temps d’acheter et de souscrire à un crédit immobilier, d’autant plus que les récentes annonces du Gouvernement en matière d’achat semblent aller dans ce sens. La prolongation envisagée du dispositif Pinel, annoncée en septembre dernier, était en effet une première pierre posée dans un accompagnement reconduit d'aide aux propriétaires. Cependant, même si rien n’est encore totalement figé, les inquiets auront toutefois remarqué que le même Gouvernement allait probablement mettre fin aux « APL accession », une aide personnalisée au logement touchée par les ménages les plus modestes qui souhaitent devenir propriétaires. Quelle en sera la portée ? Le début de l’année 2018 qui arrive devrait nous en dire un peu plus... 

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  • À savoir

    Étude : Mais où est Orléans ?

    Jojijoba, qui se présente comme le « leader de la recherche d’emploi sur Internet en France » et Meilleurtaux.com, service de courtier en ligne et en agence, ont livré en début de semaine les résultats de leur indicateur « Live & Work », « premier baromètre de l’attractivité des grandes villes françaises, mesurée en fonction de trouver un emploi stable, des salaires proposés et du pouvoir d’achat immobilier. » On apprend, à la lecture de cet indicateur, que Lille, Grenoble et Dijon sont les « trois villes les plus favorables pour trouver job et logement. » En descendant dans ce classement, on se surprend à ne trouver ni Orléans, ni Tours : non pas qu’elles aient été rejetées au fin fond de ce classement, mais elles n’ont, tout simplement, été l’objet d’aucune étude ! Pour Jobijoba et Meilleurtaux, les « grandes villes françaises » se restreignent donc à Nantes, Toulouse, Rennes, Saint-Etienne, Le Mans, Le Havre ou Reims… La métropole orléanaise – plus de 300 000 habitants rappelons-le – a encore du travail à faire en termes de rayonnement, visiblement…


    Clos de la Fontaine : Les travaux se poursuivent

    Les travaux ZAC du Clos de la Fontaine, dont l’achèvement est prévu en 2021, selon la SEMDO, suivent leurs cours. Le démontage de la grue de chantier pour les travaux des logements Vallogis devait intervenir lors de la deuxième quinzaine d’octobre, et les travaux des extérieurs en provisoire être réalisés pendant les vacances scolaires. Les travaux du programme Nexity ont, eux, commencé à la mi-septembre. Quand ils seront terminés, 540 logements seront sortis de terre dans cette ZAC, dont 23 % de logements sociaux.


    Législation : Encourager le « bail numérique »

    Parmi les récentes annonces du Gouvernement dans sa récente Stratégie Logement se trouve une proposition : favoriser le « bail numérique » au détriment du « bail papier », qui « reste un acte fastidieux avec de nombreuses pièces jointes, imprécis, et source de contentieux. » Le ministère de la Cohésion des Territoires explique notamment que ce « bail numérique » permettra notamment la signature électronique.