Les Brèves

  • À savoir

    Transports : Pas de gratuité envisagée

    Comment se déplacent les actifs habitant et travaillant dans les communes de la métropole d’Orléans ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 55 % des déplacements sont réalisés en voiture. Viennent ensuite la marche à pied (26 % des déplacements) et les transports en commun (10 % des déplacements). Pourtant, le réseau TAO, avec ses bus et ses tramways, dessert une bonne partie de la métropole. Alors, faut-il aller vers la gratuité ? « Pas forcément », si l’on en croit Christian Braux, vice-président délégué à l’environnement à Orléans Métropole.


    Qualité de l’air : 500 tonnes de particules fines !

    Selon le Plan de Protection de l’Atmosphère de la métropole orléanaise, 15 des 22 communes sont situées dans une zone sensible pour la qualité de l’air (71 % de la superficie). Les communes dites « non sensibles » sont Ormes, Chanteau, Marigny-les-Usages, Bou, Combleux, Saint-Denis-en-Val et Saint-Hilaire-Saint-Mesmin.

    Les origines sont multiples, mais le trafic routier et les installations de chauffage y sont pour beaucoup. En 2012, 500 tonnes de particules fines ont été relevées sur le territoire.


    Pédagogie : de la friture en ligne

    Mardi 17 octobre, Yann Arthus-Bertrand a donné une visio-conférence dans des centaines d’écoles françaises, dont quelques-unes à Orléans. Le thème ? La biodiversité et la nécessité de sa préservation, les ressources naturelles n’étant pas illimitées. Las : des écoles n'ont pu se connecter pour cause de trop grande affluence...

Plan Climat Air Énergie Territorial : Vivre « vert » pour vivre mieux

D’ici fin 2018, Orléans Métropole va définir un plan d’actions pour adapter notre territoire au changement climatique et pour atténuer les effets ce dernier. Il s’agit du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). La population est appelée à y participer pour « construire une trajectoire » réfléchie.

Claire Seznec

Les transports de personnes et de marchandises, les bâtiments résidentiels ou tertiaires, l’agriculture, les industries et les déchets rejettent des gaz à effet de serre (GES). Cumulés, ils atteignent chaque année, sur le territoire d’Orléans Métropole, 1 150 000 tonnes équivalent CO2 (données 2017). D’ici au 31 décembre 2018, les collectivités doivent mettre en place un Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET). « Il faut mener une politique ambitieuse sur la transition énergétique, affirme Christian Braux, vice-président délégué à l’environnement et à l’écologie urbaine à Orléans Métropole. Cela concerne l’énergie, la qualité de l’air, l’habitat… Le bien vivre sur notre territoire, finalement. » L’objectif de ce plan ? Limiter les gaz à effet de serre et le réchauffement des températures. Car s’il est avéré qu’il fait plus chaud à l’échelle planétaire, c’est également le cas dans la région Centre-Val de Loire. « Entre 1959 et 2009, nous avons gagné 0,3°C par décennie dans la région », informe Sébastien Fenet, directeur associé du cabinet Explicit, qui a réalisé un diagnostic du climat dans la métropole orléanaise.

Des actions dès 2018

Afin d’opérer une transition énergétique et écologique, cinq axes majeurs de développement sont listés : l’efficacité énergétique des bâtiments, le développement des énergies renouvelables et de récupération, l’atténuation et l’adaptation aux évolutions climatiques, l’économie locale et efficiente (la croissance verte), et enfin l’éducation, la mobilisation et la sensibilisation à l’environnement. « Les sujets sont transversaux, c’est ce qui rend ce Plan Climat à la fois passionnant et complexe », précise Sébastien Fenet.

Deux secteurs se détachent tout de même, de par leurs importantes émissions de gaz à effet de serre : l’habitat et les transports. « Depuis le début de l’utilisation des énergies fossiles et du charbon, on constate qu’il y a un lien fort entre la consommation d’énergie et les gaz à effet de serre, complète le directeur associé d’Explicit. Il faut miser sur les énergies renouvelables et de récupération, car elles ne rejettent pas de GES et sont produites localement. » Le territoire d’Orléans Métropole possède un véritable potentiel de production d’énergies vertes : le photovoltaïque et la géothermie y sont, en premier lieu, les gisements les plus intéressants. À moyen terme, « il est même envisagé que les bus du territoire deviennent électriques », annonce Christian Braux.

Mais pour rendre encore plus pertinente l’utilisation des énergies renouvelables, les bâtiments (résidentiels et tertiaires) devraient être mieux isolés. Le chauffage représente en effet 75 % de la consommation d’énergie totale d’un logement ancien. « Peut-être faut-il inciter les propriétaires à l’isolation ?, propose l’élu métropolitain. Et pour les constructions nouvelles, elle peut être imposée plus que la norme l’exige. » Déjà, pour la requalification du quartier des Carmes-Madeleine, une politique d’incitation à la rénovation (et à l’isolation) est en cours.

Finalement, ce Plan Climat pose une question simple : comment imaginer le territoire pour y vivre bien ? Des déplacements apaisés et doux, moins de pollution, de la nature en ville, des emplois locaux, une production alimentaire durable et locale, des jardins et des habitats partagés sont autant de concepts à étudier. La stratégie du Plan d’Orléans Métropole sera élaborée entre janvier et avril prochain. Les actions, elles, pourraient commencer au deuxième trimestre 2018.

Plus d'infos 

Rendez-vous sur : pcaet-orleans-metropole.fr

Les Brèves

  • 8 %

    C’est la production d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale du territoire d’Orléans Métropole. Le potentiel serait de 30 %.