Les Brèves

    « Orléans est un nid de richesses »

    Biennale d’Architecture

    Françoise Nyssen avait « promis » qu’elle « viendrait », et elle a respecté sa parole. Le 13 octobre, la ministre de la Culture a visité l’une des expositions de la première Biennale d’architecture d’Orléans, au Fonds régional d’art contemporain (FRAC). Il faut dire que celle qui « a porté les luttes urbaines haut et fort à Bruxelles », sa ville natale, ne tarit pas d’éloges sur Patrice Bouchain, l’architecte invité de l’événement. « C’est un immense honneur d’être à Orléans, c’est important d’être ici, d’autant que P. Bouchain y a déposé son fonds d’archives », a déclaré la ministre.

    Libérer l’architecture

    Inauguration de la Biennale d’architecture, lancement des Journées nationales de l’architecture… Ce n’est finalement pas un hasard si ces événements se sont déroulés dans la cité johannique. Françoise Nyssen l’affirme : « Orléans est un nid de richesses », autant dans le FRAC que dans ses bâtiments. Après la reconstruction du centre-ville par Abraham et une « politique de restauration exemplaire », l’architecture se place comme une « porte ouverte » sur l’histoire, le patrimoine et même l’environnement. Cela semble présomptueux ? « L’architecture nous aide à relever les grands défis : écologique, économique, social, et des paysages », précise la ministre. Ses souhaits pour l’avenir de la profession se déclinent en plusieurs axes : « libérer » le métier d’architecte en desserrant les normes « qui pèsent sur la créativité », instaurer un « permis de faire » dans une logique de confiance, et favoriser la transmission auprès des plus jeunes. Et de conclure : « l’architecte doit avoir une place décisive et pédagogique, il doit être au centre de la réflexion. » Car « Marcher dans le rêve d’un autre », c’est également « atteindre des rêves partagés… »

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