Les Brèves

    Des retombées fleuves ?

    Festival de Loire

    Des mariniers, plus de 230 bateaux à fonds plats, de la musique et des spectacles… Tous les deux ans, Orléans fête la Loire en grande pompe et attire ainsi des centaines de milliers de personnes. Mais quels sont les apports d’un tel événement pour la ville ? Éléments de réponses.

    Claire Seznec

    Unique en son genre en Europe, le Festival de Loire d’Orléans égaie les quais tous les deux ans. Aujourd’hui, l’événement s’affiche comme le plus grand rassemblement européen de bateaux de fleuve. Pourtant, il y a vingt ans, qui aurait pensé qu’environ 650 000 personnes déambuleraient au bord de la Loire, à Orléans, en l’espace de quelques jours ? « Avant, les quais étaient un parking, il ne s’y passait rien, se souvient Martine Grivot, adjointe au maire en charge du Festival de Loire. Lors du changement d’équipe municipale, en 2001, Serge Grouard a souhaité les réaménager pour créer un événement propre à Orléans. L’objectif était de redonner une place à la Loire pour que les Orléanais en tirent une fierté. » Deux ans plus tard, en 2003, la première édition du Festival de Loire voyait le jour. Les habitants ont répondu présent et ils devraient continuer à le faire cette année pour la 8e édition.

    Le Festival de Loire... Combien de divisions ?

    Le festival étant gratuit, comment peut-on déjà être certain du nombre de visiteurs ? « Quand on dit que 650 000 personnes viennent au Festival de Loire, c’est une tendance, précise Martine Grivot. L’estimation est faite selon le nombre possible de personnes par mètre carré, selon la longueur de l’événement sur les quais et selon sa durée dans le temps. » En 2015, une prestation du groupe Orange avait permis, grâce à la géolocalisation des téléphones portables, de conforter l’estimation faite par la Ville.

    Si l’événement perdure, on imagine de belles retombées, autant commerciales que touristiques. Économiquement, le Festival de Loire coûte à la municipalité orléanaise entre 1,4 et 1,5 M€. Un budget stable mais en légère hausse cette année pour assurer la sécurité. Les retombées financières, elles, « doivent sans doute être énormes pour les privés, mais ce n’est pas quantifiable », indique Martine Grivot. Dans le centre-ville, les hôtels sont pourtant remplis pour la période du Festival. Et « il y a souvent foule dans les guinguettes des quais et les snacks prévus sur l’événement. Certains préfèrent donc déjeuner en ville et revenir ensuite », affirme l’adjointe, pour illustrer le constat que les restaurateurs profitent aussi de l’événement.

    La tentation rouennaise

    Certes les commerces y gagnent, mais la ville d’Orléans aussi. Cette fois, il s’agit de renommée, grâce aux médias locaux, mais aussi nationaux voire internationaux. Pour évaluer ces retombées, une agence parisienne de communication se charge de la promotion du Festival et reçoit tous les articles de presse, les flashs télé et radio ainsi que les publications sur Internet ayant trait à l’événement. Martine Grivot les copie et garde tout dans un dossier qui déborde de papiers : « en 2015, il y avait des centaines et des centaines de parutions », affirme l’intéressée. Tant et si bien que, selon l’adjointe orléanaise, la municipalité de Rouen l’a contactée, car elle souhaiterait également créer un événement du même genre…

    Cette année, déjà, le Festival de Loire a fait un petit : la Pologne, pays invité de l’édition 2015, a décidé de lancer sa Fête de la Vistule (le principal fleuve polonais) au mois d’août dernier, sur le même modèle que le Festival de Loire.

    « Quand on dit que 650 000 personnes viennent au Festival de Loire, c’est une tendance »
    Martine Grivot, adjointe en charge du Festival de Loire

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    • 1,5 M€

      C’est le coût estimé du Festival de Loire pour la Ville d’Orléans