Les Brèves

  • À savoir / Chambre des Métiers

    Cumul : G. Gautier à temps plein

    Comme annoncé dans nos colonnes la semaine dernière, Gérard Gautier va quitter en décembre son poste de président de la CPME 45. Il l’a confirmé jeudi dernier, de même qu’il a précisé le nom de son successeur. Un secret de Polichinelle depuis plusieurs mois, puisque, si les adhérents de la CPME 45 l’élisent, il s’agira bel et bien de Constant Porcher. La passation devrait avoir lieu au mois de décembre prochain. Gérard Gautier se consacrera donc ensuite exclusivement à la présidence de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Loiret, qu’il ne dirigera que durant un seul mandat, puisqu’il sera atteint par la limite d’âge à la fin de celui-ci.

    Conjoncture : Micro, c’est trop

    Les dirigeants de la CMA 45 ont dit tout le bien qu’ils pensaient des « annonces gouvernementales » qui pourraient « remonter le plafond de la micro-entreprise. » Celles-ci sont accusées depuis plusieurs années de proposer une concurrence déloyale aux artisans qui se sont structurés en SARL, EURL ou SAS. « On ne veut pas d’une France de la micro-entreprise, a ainsi tonné Gérard Gautier. Il y a 10 ans, quand elle a été créée, l’auto-entreprise, ce n’était pas ça. C’était pour offrir éventuellement un complément de revenu... »

    Rentrée : Des places disponibles

    Le CFA de la CMA forme plus de 1 000 jeunes du CAP au BTS dans 17 métiers issus de l’alimentation (boulangerie, pâtisserie, boucherie…), de la restauration (cuisine, restauration, service…), des soins personnels (coiffure, esthétique, prothèse dentaire) et de la mécanique-carrosserie (maintenance automobile, maintenance motocyles, carrosserie..). Le CFA de la CMA fait savoir qu’il reste encore des places disponibles dans les formations suivantes en niveau V (boulangerie, pâtisserie-boulangerie, charcuterie-traiteur, traiteur, coiffure, commercialisation et services en HCR, cuisine, commercialisation et services en hôtel-café restauration, maintenance des véhicules automobiles, motocycles, réparation des carrosseries) et niveau IV (Arts services et commercialisation, esthétique).

Un directeur, et ça repart ?

Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Loiret

La Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Loiret a présenté la semaine dernière le nouveau directeur de son CFA. Jérôme Kohn arrive en remplacement de Séverine Le Normand, dont la mise sur la touche avait fait hurler les syndicats au mois de juin dernier.

Benjamin Vasset

La direction de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat avait convoqué la presse la semaine dernière pour présenter son nouveau directeur : Jérôme Kohn, 54 ans, est désormais aux commandes du CFA de la CMA 45. Lunettes de proviseur et regard droit, il a martelé un discours ciselé au mot près. Il ne doit pas faire bon se faire remonter les bretelles par cet homme qui dégage une autorité évidente. Celle-ci a visiblement séduit Gérard Gautier, le président de la CMA, au moment de faire son choix.

Jeudi dernier, celui-ci est aussi revenu sur la « non-reconduction du CDD » de son ancienne directrice, Séverine Le Normand. « Je n’ai rien de personnel contre elle, mais j’ai jugé qu’elle n’avait pas la stature, c’est tout », a-t-il asséné. À l’été dernier, l’annonce du remplacement de cette dernière avait provoqué la fureur des syndicats, qui avaient planté le piquet de grève rue du Faubourg Bourgogne. Elle-même s’était mise en arrêt de travail, expliquant à l’époque avoir notamment subi des pressions émanant de sa direction et notamment de Yves Houth, le directeur général par intérim de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Loiret. Sévérine Le Normand avait même intenté une action en référé. Qui n’a, selon Gérard Gautier, pas été plus loin (voir encadré).

Neuf millions de travaux

Aujourd’hui, le président de la CMA assure que tout est revenu à la normale. « Je n’avais aucun gréviste lors du mouvement de mardi dernier (le 12 septembre, ndlr) ! », s’est-il félicité lorsqu’on lui a demandé si le dialogue social, qui semblait avoir pris du plomb dans l’aile, avait été réenclenché. Yves Houth, mis en cause personnellement dans cette affaire, a quant à lui déclaré « avoir été humainement touché » par les griefs qui l’ont visé. Mais pour les deux têtes pensantes de la CMA, la page est désormais tournée. Et il faut maintenant, selon eux, « casser le mur qui s’était construit » entre la Chambre des Métiers et le CFA.

C’est donc à Jérôme Kohn qu’échoit cette mission de démolisseur, qu’il a assaisonnée de quelques bonnes truelles de constructivisme. Le nouveau directeur s’est ainsi fixé comme objectif de bâtir le « CFA du futur » - expression maintes fois rabâchée. Cela passera par un renforcement de l’apprentissage du « savoir-être », par une « anticipation » des demandes des entreprises, par une « évolution des matériels et des équipements » (c’est déjà engagé avec la modernisation programmée des pôles Automobile et Hôtellerie pour 9 M€, lesquels devraient être livrés en septembre 2019), par une « ouverture sur le monde extérieur », par une « pédagogie innovante » et par un « renforcement de la promotion de l’apprentissage ». Avec ce programme ambitieux, Jérôme Kohn a du pain sur la planche. Combien de temps aura-t-il pour le mener à bien ? « Il restera le temps qu’il restera », a coupé la direction de la CMA dans une réponse de Normand. 

Les Brèves

  • Où en est l’action en justice ?

    Selon Gérard Gautier, le président de la Chambre des Métiers et d’Artisanat du Loiret, l’action intentée par Séverine Le Normand en référé auprès du Tribunal Administratif a été rejetée. Renseignement pris, c’est vrai sur la forme, mais un recours en annulation au fond de la décision de fin de CDD est toujours en cours devant le juge administratif. Pour rappel, Séverine Le Normand s’appuyait sur le fait qu’un avenant à son contrat concernant son poste de directrice du CFA (elle était auparavant responsable d’unités pédagogiques) avait été adossé à une convention quinquennale signée avec la Région Centre-Val de Loire, et donc renouvelable par reconduction express. « Pour moi, il s’agit d’un licenciement illégal », nous avait-elle explique au mois de juin dernier. 

  • 1 047

    C’était le nombre d’apprentis, au 31 décembre 2016, que comptait le CFA de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Loiret.