Les Brèves

  • À SAVOIR / RÉGION

    Solidarité : Au secours des îles

    La Région Centre-Val de Loire a annoncé la semaine dernière vouloir débloquer une aide d’urgence pour les sinistrés des deux îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy, très lourdement touchées par le passage de l’ouragan Irma. 80 000 € seront ainsi versés à la Croix-Rouge Française, qui a ouvert un « fonds urgence Caraïbes ». « Nous souhaitons que cette forte solidarité qui se fait jour en tous points de l’Hexagone permette à nos amis d’outre-mer de panser les plaies de cette terrible catastrophe », a précisé la Région dans un communiqué.

    Transferts de compétences : La Région, ça vous transporte ?

    Avec la redéfinition des compétences, la Région est maintenant la collectivité qui « transporte » le plus. Et le nombre des usagers ne va faire que grandir. Si la gratuité du transport scolaire a incité, parfois, les familles à changer leur organisation pour privilégier ce moyen de locomotion pour leurs enfants, la gestion en direct de certaines lignes ferroviaires Intercités (Paris-Orléans-Tours, Paris-Bourges-Montluçon et Paris-Montargis-Nevers) au 1er janvier va faire exploser ce chiffre. Avant ces transferts de compétences, ce sont 50 000 habitants que la Région faisait se mouvoir chaque jour d’un lieu à un autre. À partir du 1er janvier 2018, ce nombre grimpera à 200 000 !

    Une articulation « route-rail » que la Région espère mieux coordonner, notamment à destination des zones rurales. « Oui, on va faire évoluer les choses mais on va avoir besoin d’un peu de temps », précise François Bonneau.

    People : Stéphane Bern, l’ambassadeur...

    Les Orléanais connaissent bien Stéphane Bern. Il fut ainsi, rappelons-nous, l’un des présidents des fêtes johanniques ayant suscité le plus d’engouement de la part de la population. De sollicitations d'un autre genre, le présentateur en eut récemment de la part de la Région, laquelle a en effet multiplié les contacts avec l’animateur vedette. Ceux-ci ont été à ce point productifs que, récemment, Stéphane Bern a fait partie de la délégation qui a été accueillie à Rome dans le cadre de l’anniversaire des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci. François Bonneau confirme cette relation naissante par une phrase qui en dit long : « Aujourd’hui, Stéphane Bern est officiellement ambassadeur de notre territoire et nous suivra sur certains déplacements. » Voilà qui devrait faciliter certaines approches et, pourquoi pas, permettre à François Bonneau de rencontrer, s’il le souhaite, les têtes couronnées du monde entier… 

Et le piège se referme…

Région Centre-Val de Loire

Incitée par les gouvernements successifs à accueillir des contrats aidés, obligée à une cure d’austérité depuis quatre ans par des contributions de l’État en baisse constante (130 M€ en 4 ans), ne maîtrisant aucun des leviers de la partie recette de son budget, la Région est entre le marteau et l’enclume. Une position très inconfortable, à laquelle François Bonneau doit faire face.

Philippe Hadef 

« Chaque année, les présidents successifs, Nicolas Sarkozy et François Hollande, m’ont appelé pour que l’on conserve les emplois aidés », entame François Bonneau sur ce sujet majeur pour les associations mais, plus encore, pour les collectivités qui ont abondé le dispositif. Le voilà donc mal récompensé de ses efforts. D’autant que, dans les 100 lycées de la région, ce sont 222 contrats aidés qui apportent leur concours au bon fonctionnement de ces établissements. « C’est environ 120 à 130 équivalents temps plein, ajoute François Bonneau, Et je n’ai pas les moyens de compenser. »

Tout n’est pas qu’une question de « gros sous » pour le président de l’exécutif régional, qui rappelle l’un des objectifs de cet accompagnement : « la dimension sociale est aussi importante que la dimension financière. » François Bonneau réfute ainsi en bloc les critiques laissant à penser que ces emplois aidés ont pour seul objectif « de cacher le chômage. Ce serait une erreur d’appréciation. Quand nous avions des départs en retraite, nous regardions si un profil pouvait correspondre et si la personne en question donnait satisfaction dans son activité. »

Manque de maîtrise…

La Région Centre-Val de Loire s’inquiète donc à juste titre de cette disparition actée, laquelle devrait donc se solder, au fil de l’année, par des fins de contrats (initialement annuels et renouvelables à trois reprises) et des vacances de poste qu’il faudra ou non combler. Surtout que l’État continue par ailleurs de faire preuve d’exigence sur le plan de la gestion et compte poursuivre sa cure d’austérité envers les collectivités (130 millions en moins sur quatre ans pour la région Centre-Val de Loire). Un véritable piège pour la Région, dont les recettes dépendent à 92 % de l’État, qu’il s’agisse de contributions directes ou de taxes que seul le Gouvernement peut faire évoluer. La partie recette ne peut donc pas être – à l’inverse d’autres –une variable d’ajustements : « Nous n’avons la main que sur 5 % de nos revenus », en l’occurrence les taxes sur les cartes grises, glisse ainsi François Bonneau.

C’est bien peu pour faire face à cette double contrainte que constitue la baisse des contributions de l’État et la fin annoncée sans ménagement des contrats aidés. « Devra-t-on réduire l’accompagnement des politiques qui ne sont pas de notre compétence exclusive ? », se demande le président de la Région. Une réflexion pertinente, mais qui fera probablement frémir d’autres strates de collectivités, lesquelles ont besoin de cet accompagnement pour continuer à compléter leurs investissements.

Des réformes payées par les pauvres ?

Alors, reste-t-il des sources d’économies ? Visiblement, selon le responsable de l’exécutif, la Région en a déjà réalisé de nombreuses et les gisements pour réduire la voilure tout en conservant l’efficacité des services deviennent rares.

Au-delà des simples préoccupations liées au territoire, cette séquence gouvernementale – qui en appelle peut-être d’autres… – suscite de la part du président Bonneau un commentaire de politique générale : « Attention à ce que les évolutions et les réformes ne soient pas payées au prix fort par les plus pauvres… » Mais il précise aussi vite pour qu’il n’y ait pas de méprise : « Macron, n’est pas pour moi le diable ». Et de conclure, pour se montrer complet sur le sujet : « oui, il faut redonner de la flexibilité au monde du travail, mais il faut une politique d’attention sociale pour que cela ne devienne pas une politique libérale… »

« attention : macron, pour moi, ce n’est pas le diable ! »
François Bonneau, président de la Région Centre-Val de Loire

Les Brèves

  • 15 000

    C’est le nombre de personnes qui bénéficient d’un emploi aidé dans la région Centre-Val de Loire. Il s’agit là d’un bilan chiffré en date de la fin de l’année 2016. Pour ce que l’on sait à ce jour, à l’exception des contrats aidés qui concourent à l’éducation au sein des établissements scolaires, les autres devraient être amenés à… disparaître.