Les Brèves

    Nouvel équipement : Co’Met, un bijou à 100 millions

    Ambition métropolitaine

    Édifice à l’architecture lumineuse, véritable outil du tourisme d’affaires et d’organisations de congrès et salons, Co’Met sera aussi dimensionné pour tous les événements sportifs internationaux. Il deviendra également un véritable marqueur d’entrée de ville à l’horizon 2020.

    Philippe Hadef

    Orléans devait parfois, avec toute l’amertume que cela suppose, refuser des propositions de congrès, faute d’outils adaptés. Ce ne sera bientôt plus le cas. Ou, tout au moins, à l’horizon 2020, la capitale régionale pourra devenir une terre d’accueil pour tous les événements économiques (salons, congrès, conférences, expositions) grâce à un Palais des congrès pourvu d’une salle de conférence de 1 000 places. Mais c’est seulement entre 2021 et 2022 que l’édifice prendra toute sa dimension, avec un nouveau parc des expositions de 16 000 m2 (10 000 aujourd’hui). Car, dans l’intervalle, le vétuste mais encore robuste équipement continuera à jouer son rôle. Une construction par tranches successives permettra notamment de ne pas interrompre l’activité, car la moindre pause dans l’organisation de salons peut être mortifère, les exposants pouvant rapidement trouver un autre événement pour compenser l’absence temporaire d’une date. Et après…

    L’architecture, elle, va dans le sens de l’histoire que souhaite voir narrer Olivier Carré. En intégrant le Frac dans la réflexion de toutes les nouvelles constructions, il souhaite distiller un esprit ligérien dans la modernité de ce qui fera la ville de demain. C’est ainsi que la façade donnant sur la RD 2020 se transformera en vague, avec, à la nuit tombée, des effets de lumières. Ceux-ci seront un simple effet de réverbération de l’écran numérique de 400 m2 qui fera l’article pour énoncer les événements à venir au sein de Co’Met.

    En voiture ou en tram, à vous de choisir…

    Pour ce qui est de la fonctionnalité d’accès, tous les modes de transports ont été pensés. Le parking des Montées débutera avec une jauge de 2 000 places, alimenté par une voirie permettant un accès direct par un cheminement piétonnier pensé pour rendre fluide les plus grands flux de piétons entrants, et surtout sortants.

    Sur la seconde façade, une station de tramway avec plusieurs voies de garage permettra de déposer et ramener un nombre conséquent de passagers avec une grande fréquence. Là encore, il s’agit de se conformer à ce qui se fait de mieux actuellement dans l’organisation des transports vers les lieux de spectacles pouvant accueillir plusieurs milliers de personnes.

    Car outre l’aspect économique de l’édifice, la salle de sports – dont les équipements, notamment à destination des retransmissions télévisuelles, seront à la pointe de la technologie – pourra accueillir jusqu’à 10 000 personnes, avec des jauges intermédiaires. Elle sera ainsi en capacité de recevoir en son sein toutes les grandes manifestations internationales, et Olivier Carré caresse même le rêve de pouvoir se positionner pour les Jeux olympiques de 2024…

    Cette salle sera également le nouveau terrain de jeu de l’OLB. Une sédentarisation qui ouvrira le champ à une nouvelle utilisation du Palais des Sports, ce qui devrait susciter un vif intérêt au sein des clubs majeurs de la métropole…

    Bouygues à la manœuvre

    Co’Met sera, y compris sur le plan énergétique (géothermie et photovoltaïque), à la pointe. Les visiteurs, spectateurs et acteurs économiques qui utiliseront les différentes portions de ce nouvel équipement relié au Zénith trouveront tout le confort nécessaire pour accéder aux nouveaux usages numériques.

    Quant au groupement Bouygues, qui a été retenu, il aura certes une enveloppe de 100 M€ – dont la charge devrait être partagée par plusieurs collectivités et l’État – pour réaliser le parking des Montées et l’ensemble de l’édifice et de son environnement paysager, mais il aura aussi à gérer, durant sept ans, la charge de l’entretien, de la maintenance et la prise en charge de la consommation énergétique. À Orléans Métropole, ensuite, de renouveler ou pas ce contrat. Quant à faire vivre Co’Met et créer une équipe en capacité d’attirer les événements économiques pour le rentabiliser, Olivier Carré s’interroge encore sur le meilleur modèle à mettre en œuvre.

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    • La touche ligérienne made in Frac

      L’ensemble, imaginé par l’architecte Jacques Ferrier, traduit, comme l’a souhaité Olivier Carré, « l’identité ligérienne du territoire au cœur d’une architecture contemporaine ». Cette signature voulue comme un fil rouge urbanistique est la conséquence d’un partenariat noué avec le Frac-Centre qui participe aux cahiers des charges et au jury lors de la présentation des projets par les architectes. Déjà visible lors de présentation des esquisses de la rénovation du MOBE (muséum), ce sera également le cas pour les autres édifices qui doivent émerger : les vinaigreries Dessaux, le conservatoire sur le site Porte-Madeleine et le complexe aqualudique.