Les Brèves

  • À l’avenir…

    Orléans, Saint-Pryvé, Saint-Jean-de-la-Ruelle… Le processus de mutualisation mis en place l’an dernier pour célébrer la Fête nationale pourrait-il être élargi à d’autres communes ? « On peut souhaiter une extension, répond Abel Moittié. Ce sera aux communes de voir. Pourquoi ne pas associer Olivet ? En tout cas, la collaboration tripartite entre Orléans, Saint-Pryvé et Saint-Jean-de-la-Ruelle est souhaitée pérenne. » Si l’on pousse le bouchon, une « métropolisation » de ce dossier peut-elle voir le jour dans le futur ? « C’est tout à fait envisageable », confirme Abel Moittié. 

Quinze minutes sous haute sécurité

Festivités du 14 juillet

Orléans, Saint-Jean-de-la-Ruelle et Saint-Pryvé s’associent de nouveau cette année pour les festivités du 14 juillet. Le feu d’artifice du 13 juillet (23 h) sera « densifié » et un important éventail de sécurisation sera déployé. Explications.

Benjamin Vasset

Comment faire avec, comment faire après ? Depuis l’attentat du 13 juillet 2016 à Nice, le risque terroriste est évidemment dans toutes les têtes. Dans les cabinets des préfectures et des mairies, on travaille ainsi depuis des semaines afin de sécuriser au maximum les festivités de cette année. Pour Abel Moittié, conseiller municipal orléanais délégué à la mémoire, qui pilote l’organisation de cet événement à Orléans, ce n’est « pas un casse-tête », mais « un devoir et une obligation. » Tout le monde sait que le risque zéro n’existe pas, « mais nous espérons avoir couvert 99 % des risques potentiels », indique l’élu.

En termes de sécurité, les communes aux manettes ont investi en tout 11 000 € : 4 500 € pour implanter des blocs de béton à l’entrée des voies conduisant au quais de Loire, et 6 500 € pour payer le travail de la société de gardiennage qui sera chargée du filtrage à vue et de la fouille des sacs. « Il y aura dix lignes de filtrage côté Orléans, et sept côté Saint-Jean-de-la-Ruelle, précise Abel Moittié. Et sur la rive gauche de la Loire, Saint-Pryvé aura son propre dispositif de filtrage. » En tout, ce seront 73 agents de sécurité qui seront mobilisés aux extrémités des lieux de festivité, le 13 juillet au soir. On ajoutera les forces de police (nationale et municipale) ainsi que les militaires qui devraient déambuler au sein même du flot de visiteurs. Les autorités ne souhaitent pas communiquer sur la nature et le nombre de fonctionnaires mobilisés, ce qui est aisément compréhensible.

De 20 à 15 minutes

Jusqu’à l’an dernier, les trois communes qui se « partagent » le pont de l’Europe faisaient fusée à part. En juillet 2016, un seul et unique feu d’artifice avait été tiré au soir du 13 juillet. En 2016, les quais étaient noirs de monde et les embouteillages avaient essaimé à l’heure de repartir chez soi. Cependant, aucun chiffre officiel de fréquentation n’avait été avancé, même s’il est probable que des milliers de personnes aient alors convergé vers l’épicentre du spectacle. Cette masse fait que, nonobstant le contexte lié à l’attentat de Nice, les autorités n’ont pas voulu transférer le feu d’artifice vers un autre endroit. « Il n’a jamais été question de changer de lieu », affirme ainsi Abel Moittié, qui égrène les changements, ou plutôt les évolutions, qui ont été apportées cette année pour cette soirée : « l’an dernier, le feu d’artifice nous avait laissé un peu sur notre faim, explique l’élu. On va donc passer de 20 à 15 min, mais avec deux fois plus de matière explosive. En un mot, on va densifier ce spectacle. »

En outre, le bal ne se tiendra plus sur le carrefour menant au pont de l’Europe côté nord. Il a été déplacé sur l’ouvrage de Calatrava, de sorte que les badauds pourront carrément « danser sur le pont »… La jauge a été fixée à 2 000 personnes. Un orchestre de huit personnes – mais sans DJ – sera quant à lui chargé d’animer les lieux et de « fidéliser » les visiteurs qui se seront déplacés pour admirer le feu. « On a introduit une buvette et un foodtruck dans cette optique-là », note Abel Moitié.

« Un gros dispositif anti-intrusion »
Abel Moittié, conseiller municipal orléanais délégué à la mémoire

Le 14 juillet en journée, les festivités se poursuivront dans les rues des trois villes complices. La place du Martroi accueillera notamment, comme l’an dernier, un mini-parc aventures pour les enfants. L’après-midi, un comédien déambulera dans les rues de la cité johannique en déclamant des textes ; un duo guitare-chant lui emboîtera le pas et une fanfare musicale égayera aussi la seconde partie de journée. Les trois villes jumelées pour l’occasion dépenseront ensemble la somme de 55 000 € environ pour ces festivités. Un coût qui sera amorti si la météo est clémente. Sinon… « On sait bien que, dans ce genre de festivités, on est dépendant du temps », opine, philosophe, Abel Moittié. Selon les prévisions, il devrait faire beau et sec au soir du 13 juillet. Mais peut-être un peu frais… 

Plus d'infos

Toute la programmation sur www.orleans-metropole.fr

Les Brèves

  • À Tours, c’est plus dur…

    En milieu de semaine dernière, les Tourangeaux ne savaient toujours pas d’où serait tiré le feu d’artifice du 13 juillet, la préfecture d’Indre-et-Loire et la mairie de Tours ayant visiblement du mal à accorder leurs violons. Olivier Lebreton, l’adjoint à la Sécurité de Tours, militait ainsi pour que les fusées soient tirées en bord de Loire, ce qui ne semblait pas rassurer la préfecture. « Le risque zéro n’existe pas, mais la sécurité sera maximum. Il y aura des contrôles sur les voitures et les personnes entrantes, avec des contrôles de sac », tentait, en milieu de semaine dernière, de convaincre l’élu tourangeau.